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Demande de liberté provisoire pour le maire de Dakar au Sénégal


Khalifa Sall, lors de la Conférence sur le climat à Paris, France, le 4 décembre 2015.

Les avocats du maire de Dakar, Khalifa Sall, inculpé et écroué le 8 mars pour détournement de fonds publics, ont déposé une demande de liberté provisoire de leur client qui a de nouveau été entendu jeudi, a affirmé l'un d'eux.

Khalifa Sall, maire de la capitale sénégalaise depuis 2009 et probable candidat à l'élection présidentielle de 2019 contre le chef de l'Etat Macky Sall, doit répondre de dépenses "non justifiées" de plus de 2,7 millions d'euros prélevés, selon la justice, dans les caisses de sa mairie.

"Nous avons déposé auprès du juge d'instruction une demande de liberté provisoire" pour Khalifa Sall et "une autre demande", auprès de la Cour d'appel, "pour l'annulation de la procédure pour irrégularités", a dit à l'AFP Me Seydou Diagne.

Ces demandes ont été déposées après l'audition le même jour du maire de Dakar par un juge d'instruction, la deuxième depuis son arrestation, a ajouté Me Diagne.

Khalif Sall est accusé "d'escroquerie portant sur des deniers publics, de détournement de deniers publics, d'association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux".

Il a une nouvelle fois nié jeudi ces accusations en rappelant notamment, au sujet d'un présumé blanchiment, "sa déclaration de patrimoine" lors de sa première élection en 2009 comme preuve de transparence, a dit Me Diagne.

Ses partisans imputent ses déboires judiciaires à son statut de dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle, des soupçons rejetés jeudi par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne lors d'une séance de questions à l'Assemblée nationale.

Le chef de l'Etat a dit "+je ne protégerai personne+. C'est la réalité et c'est ce qui inspire l'action du gouvernement en matière de reddition des comptes", a assuré M. Dionne, répondant à une question d'une députée sur une éventuelle "justice sélective".

Le PS a appuyé la position de l'exécutif, réaffirmant "sa confiance à la justice", dans un communiqué mercredi soir. Le parti "souhaite à toutes les personnes mises en cause de pouvoir fournir les preuves de leur innocence pour recouvrer rapidement leur liberté".

Khalifa Sall a présenté à Dakar une liste dissidente victorieuse aux élections locales de 2014.

Il a ensuite multiplié les critiques contre la coalition présidentielle, appelant notamment à voter non au référendum constitutionnel du 20 mars 2016.

Récemment, il a annoncé une liste distincte de celle de la majorité aux élections législatives prévues le 30 juillet.

Avec AFP

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