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Une délégation de l'Union africaine au Burundi pour "évaluer la situation"


Des traces du sang de l'assassinat du général burundais Athanase Kararuza à Bujumbura le 25 avril 2016.

Des traces du sang de l'assassinat du général burundais Athanase Kararuza à Bujumbura le 25 avril 2016.

Une délégation du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (CPSUA) est arrivée au Burundi mercredi "pour évaluer la situation", lors d'une visite de trois jours dans ce pays plongé dans une profonde crise depuis plus d'une année.

"Les membres de la CPSUA viennent d'arriver à l'aéroport de Bujumbura (pour) une visite de trois jours", a annoncé sur Twitter le responsable de la communication présidentielle au Burundi, Willy Nyamitwe.

Un diplomate africain joint à Bujumbura a indiqué à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, que la délégation va "évaluer la situation dans le pays" et "rencontrer tout le monde, y compris le chef de l'Etat Pierre Nkurunziza".

La mission, conduite par le représentant permanent du Congo auprès de l'UA, Lazare Makayat Safouesse, fait suite à celle effectuée par cinq chefs d'Etat africains fin février au Burundi. Au terme de leur visite, ces derniers avaient appelés, en des termes vagues, à un dialogue "inclusif".

Au plus fort de la crise burundaise, le CPSUA avait prôné l'envoi d'une Mission africaine de prévention et de protection forte de 5.000 hommes pour tenter d'enrayer le cycle des violences, mais avait finalement dû y renoncer après une décision contraire du sommet des chefs d'Etat de l'UA fin janvier.

L'UA avait alors décidé porter à 100 le nombre d'observateurs des droits de l'homme ainsi que celui des experts militaires déployés au Burundi depuis septembre 2015, mais "on est encore très loin de ces chiffres", a assuré le même diplomate africain.

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le président Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat avant d'être réélu en juillet.

Ces violences ont déjà fait plus de 500 morts et poussé plus de 270.000 Burundais à l'exil.

Avec AFP

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