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Déjà 60 athlètes kényans testés pour dopage


Stanley Biwott a remporté le marathon de New York le 1er novembre 2015.

Stanley Biwott a remporté le marathon de New York le 1er novembre 2015.

Le Kenya, dans le viseur du Comité international olympique, a déjà contrôlé une soixantaine d'athlètes selon la nouvelle procédure mise en place fin mai par l'Agence mondiale antidopage (AMA) et va en effectuer d'autres jusqu'aux JO (5-21 août).

Mardi, à six semaines des Jeux, le CIO avait en effet remis en cause la "présomption d'innocence" face au dopage du Kenya et de la Russie.

Le président du Comité national olympique kényan, Kipchoge Keino, a expliqué mercredi que 60 athlètes ont déjà subi des tests antidopage selon la nouvelle procédure mise en place fin mai par l'AMA, et que d'autres sont attendus avant le départ de la sélection africaine pour le Brésil.

"Nous avons déjà testés 60 athlètes, à commencer par les coureurs juniors qui se préparent pour les Championnats du monde des moins de 20 ans en juillet à Bydgoszcz en Pologne, ou les joueurs de rugby à VII, qui vont participer pour la première fois aux Jeux", a assuré Kipchoge.

"Il est nécessaire que tous les athlètes kényans participant aux compétitions de l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) subissent plus de trois tests avant de partir pour Rio", a-t-il ajouté.

Lors de son "sommet olympique" à Lausanne, mardi, le président du CIO Thomas Bach avait asséné que le Kenya était visé par des soupçons de dopage généralisé depuis un rapport cinglant de l'AMA en novembre.

Pour espérer voir Rio cet été, les sportifs kényans "devront être déclarés éligibles par leurs fédérations respectives, après une évaluation individuelle", a également précisé le patron du CIO.

Le Kenya, dont les athlètes sont les plus contrôlés depuis un an au niveau international, a adopté fin mai une révision de la nouvelle loi antidopage afin de se plier aux exigences de l'AMA.

Une quarantaine d'athlètes kényans ont été impliqués dans des affaires de dopage au cours des trois dernières années. Fin février, le directeur général de la Fédération kényane (AK), Isaac Mwangi, a été suspendu pour six mois, soupçonné de corruption dans la couverture de cas de dopage.

Avec AFP

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