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Déjà 1.600 clandestins arrêtés par la police sud-africaine


Refugees fleeing anti-immigrant violence are processed by immigration officers at a transit camp in Beit Bridge, ZImbabwe, April 24, 2015.

Refugees fleeing anti-immigrant violence are processed by immigration officers at a transit camp in Beit Bridge, ZImbabwe, April 24, 2015.

Ces immigrés en situation illégale ont été arrêtés en trois semaines dans le cadre de l'opération de police controversée "Fiela", déclenchée juste après les violences xénophobes meurtrières d'avril.

"Le comité interministériel sur l'immigration est satisfait des progrès enregistrés par l'opération Fiela", a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

"Au total, 3.914 arrestations ont été enregistrées (...) 1.650 immigrants sans titre de séjour ont été arrêtés et 2.264 citoyens sud-africains l'ont aussi été pour différents crimes ou infractions".

Accusé d'attiser la xénophobie avec ces multiples descentes de police coordonnées dans tout le pays, le gouvernement a "démenti catégoriquement que l'opération vise les étrangers".

Il a aussi annoncé qu'il allait "continuer à arrêter et à rapatrier ceux découverts en infraction avec la loi".

"Dans les prochaines semaines et prochains mois, nous allons accélérer nos efforts pour récupérer des bâtiments publics squattés par des étrangers ou des Sud-Africains, et débarasser nos townships et nos villages de la drogue, nyaope, wunga et autre tik qui tuent tellement de jeunes", a ajouté le comité, présidé par le ministre à la Présidence Jeff Radebe.

Le gouvernement a aussi entamé des expulsions. Plus de 400 Mozambicains ont été expulsés vendredi dernier et il a fallu l'intervention mardi d'avocats et défenseurs des droits de l'homme (LRH et Section 27) pour obliger le gouvernement à retarder l'expulsion éclair de 200 autres étrangers, et permettre à ces derniers d'accéder à un conseil juridique.

Un deuxième groupe de 427 mozambicains illégaux doit être rapatrié dans les prochains jours. Ils sont détenus pour la majorité dans le camp de rétention de Lindela à Johannesburg où la police fait des relevés d'empreintes digitales systématiques pour vérifier si certains sont recherchés pour des délits ou crimes.

Lors d'un meeting samedi à Yeoville, un quartier abritant une importante diaspora africaine à Johannesburg, l'opération Fiela a été vivement critiquée.

L'ex-secrétaire général de la confédération syndicale sud-africaine Zwelinzima Vavi a dénoncé une "opération populiste, opportuniste et sans principe" qui "alimente les préjugés et l'impression que les immigrés sont fautifs de tous les maux économiques et sociaux de notre société".

Les violences xénophobes, qui ont fait officiellement sept morts et des milliers de réfugiés à Durban et Johannesburg pendant les trois premières semaines d'avril, ont surtout touché des Africains venus d'autres pays du continent.

S'il a dénoncé cette explosion de violence et déployé l'armée pour empêcher un bain de sang, le gouvernement de Jacob Zuma a aussi annoncé un renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine.

Avec AFP

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