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Déçus, les Centrafricains demandent le départ des Casques bleus


Quartier de PK5 à ‪‎Bangui‬, forte présence des soldats français et de la Minusca après des échanges de tirs avec un groupe d'hommes armés qui tentent de perturber le référendum. (VOA Afrique/Tatiana Mossot)

Quartier de PK5 à ‪‎Bangui‬, forte présence des soldats français et de la Minusca après des échanges de tirs avec un groupe d'hommes armés qui tentent de perturber le référendum. (VOA Afrique/Tatiana Mossot)

En Centrafrique, la société civile appelle à une journée ville morte ce lundi à Bangui. Appel qui a suscité la colère du gouvernement.

Le groupe de travail de la société civile veut, à travers cette journée ville morte, exiger le retrait de la Minusca, la force de l’ONU dans le pays.

Les leaders de cette organisation accusent les Casques bleus de ne pas respecter leur mandat, comme la réduction de la présence des groupes armés et la protection des civils.

Selon l'un des leaders de la société civile, Gervais Lakosso, les Casques bleus "ont doublement failli leur mission" car "ils sont là pour protéger les populations civiles, et pour réduire la présence des groupes armés". Or, selon lui, des civils "sont tués chaque jour devant eux" et "l'on assiste à une montée en puissance des groupes armés".

Le gouvernement n’a pas caché sa colère. Dans une déclaration, il invite les Centrafricains au boycott de cet appel à travers les déclarations de Théodore Jousso, le porte-parole du gouvernement.

"Il y a lieu de s'interroger sur les motivations qui tournent à soutenir l'organisation de cette ville morte", a-t-il déclaré, avant de demander : "Ville morte pour quoi ? Ville morte pour qui ?"

Une pétition de la société civile est en circulation depuis la semaine dernière dans le pays pour exiger le retrait de la Minusca. Une pétition qui aurait déjà recueillie plus de 30 000 signatures en 72 heures.

Freeman Sipila, à Bangui

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