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Début de l'enquête au Niger sur la mort d'un étudiant lors des manifestations d'avril


Des étudiants nigériens sont rassemblés devant l'Assemblée nationale pour protester contre les conditions de vie à Niamey, le 17 mars 2015.

Les treize membres d'une commission chargée d'enquêter sur la mort le 10 avril d'un étudiant sur le campus universitaire de Niamey ont prêté serment mercredi devant la cour d'appel, une cérémonie symbolisant le début de leurs travaux.

Cette commission est composée de cinq représentants des étudiants, cinq du gouvernement et deux indépendants. Tour à tour, les 13 membres ont juré sur le livre saint de leur confession.

"Je prie Dieu qu'il vous guide dans la manifestation de la vérité", a déclaré lors de la cérémonie Karim Haladou, le procureur de la République près la cour d'appel de la capitale nigérienne Niamey.

Le magistrat a demandé aux enquêteurs de "mener sans précipitation leurs investigations" afin que "l'ensemble du pays sache ce qui s'est véritablement passé le 10 avril 2017". "L'Etat en a besoin pour qu'il prenne les mesures qui s'imposent, y compris des sanctions s'il y a lieu", a-t-il expliqué.

A Niamey, les étudiants avaient lancé le 10 avril un important mouvement de protestation pour réclamer de meilleures conditions de vie et d'études, qui a conduit à des affrontements avec les forces de l'ordre et la fermeture pendant plusieurs jours du campus. Un étudiant était décédé dans des conditions restant à élucider.

La création d'une commission indépendante d'enquête sur ce décès était une des principales exigences des étudiants. Après la satisfaction de tous les préalables des contestataires, un accord a été trouvé le 21 avril entre gouvernement et étudiants mettant un terme à la crise universitaire qui a duré près de quinze jours.

Avec AFP

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