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Damas dit « oui » au plan russe


Le président syrien Bachar al-Assad (2 septembre 2013)

Le président syrien Bachar al-Assad (2 septembre 2013)

Le gouvernement syrien a accepté de mettre ses armes chimiques sous contrôle international pour leur démantèlement ultérieur.

Le gouvernement syrien a accepté une proposition de la Russie de mettre ses armes chimiques sous contrôle international pour qu’elles soient ultérieurement démantelées, afin d'éviter une possible frappe militaire américaine.

Le Premier ministre Wael al-Halki a déclaré que son gouvernement soutient l’initiative en vue « d'épargner le sang syrien».

Pendant ce temps, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dit que la France va présenter un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies qui inclurait une condamnation de l’attaque à l’arme chimique du 21 août dernier près de Damas et demanderait la poursuite par la Cour pénale internationale des auteurs de cette atrocité.

Laurent Fabius s'adressant aux journalistes, le 10 septembre 2013, au Quai d'Orsay

Laurent Fabius s'adressant aux journalistes, le 10 septembre 2013, au Quai d'Orsay



M. Fabius a annoncé que le projet de résolution prévoit le recours à la force en cas de manquement aux obligations.

«C'est sur l'acceptation de ces conditions précises que nous allons juger de la crédibilité des intentions exprimées hier (lundi). Le peuple syrien a trop souffert. Nous ne céderons pas aux manœuvres dilatoires ; Nous voulons donc des résultats rapides, » a dit le chef de la diplomatie française.

Pour rappel, Moscou et Pékin — qui ont droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU — se sont toujours opposés à toute mesure qui pourrait entraîner une intervention militaire étrangère en Syrie.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré mardi que les responsables russes travaillent avec la Syrie afin de préparer leur propre plan «concret», et comptent présenter une proposition à d'autres pays prochainement.

Barack Obama (6 septembre 2013)

Barack Obama (6 septembre 2013)



L’Iran, la Chine et la Ligue arabe ont tous dit, mardi, bien accueillir la proposition russe. Mais le principal bloc d'opposition de la Syrie, la Coalition nationale syrienne, a rejeté l'idée comme une manœuvre de M. Assad pour échapper au châtiment, disant qu'il allait utiliser cette initiative « pour gagner du temps et tuer plus de Syriens ».

Le président Barack Obama, qui doit s’adresser à la nation américaine mardi soir sur le dossier syrien, a qualifié la proposition russe de possible « percée », mais il souligne que nous n’en serions pas là sans la menace d’une action militaire.

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