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Cristiano Ronaldo et Antoine Griezmann rejouent leur derby intime


L'attaquant français de l'Atlético Madrid, Antoine Griezmann, en action lors d'une séance d'entraînement au Complexe sportif Cerro del Espino à Madrid, en Espagne, le 26 avril 2016.

Real-Atletico, c'est l'astre au zénith contre l'étoile montante: Cristiano Ronaldo a éclipsé Antoine Griezmann l'an dernier mais les deux stars madrilènes rejouent leur derby personnel mardi (20h45) en demi-finale aller de Ligue des champions, revanche "galactique" de la finale 2016.

L'attaquant portugais du Real Madrid a tout gagné ces derniers mois, à chaque fois aux dépens du buteur français de l'Atletico: la C1, l'Euro-2016, le Ballon d'Or. Et "CR7", qui a franchi le mur des 100 buts dans l'épreuve-reine européenne, semble évoluer dans d'autres sphères que "Grizi" et ses 15 buts en C1.

"Cristiano et Griezmann sont deux stars mondiales", a résumé lundi le défenseur merengue Dani Carvajal. "Griezmann est un immense joueur, l'an dernier il est passé tout près de gagner l'Euro et la Ligue des champions.... mais c'est Cristiano qui l'a fait", a-t-il rappelé.

Cristiano Ronaldo de Real Madrid célèbre son 100e but en compétitions européennes lors du match de quart de finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et le Bayern Munich, à Munich, Allemagne, 12 avril 2017.
Cristiano Ronaldo de Real Madrid célèbre son 100e but en compétitions européennes lors du match de quart de finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et le Bayern Munich, à Munich, Allemagne, 12 avril 2017.

Mais à 32 ans, Ronaldo a un adversaire, le temps qui passe. Et à 26 ans, Griezmann a un atout: l'avenir devant lui. Bref, entre ces deux N.7 qui émerveillent le monde, le choc s'annonce monumental mardi au stade Santiago-Bernabeu.

Ronaldo aime affronter l'Atletico, à qui il a infligé 18 buts en 27 matches officiels. En outre, le quadruple Ballon d'Or portugais a marqué cinq buts en quarts contre le Bayern Munich (2-1, 4-2 a.p.) pour porter son bilan en C1 à 101 buts.

Griezmann, lui, adore le Bernabeu, où il a marqué lors de ses deux dernières apparitions (1-0 en février 2016, 1-1 le mois dernier). Et l'international français, "Ballon de bronze" en décembre, espère cette fois que le destin lui sourira enfin en offrant à l'Atletico une troisième finale en quatre ans.

"Une nouvelle finale? Je ne sais pas. Mais là où on se sent le mieux c'est en matches aller-retour, c'est là où on est vraiment costauds", a prévenu l'attaquant des "colchoneros".

L'Atletico et son complexe

Dans les matches qui comptent, le natif de Mâcon a pour l'instant subi la loi du natif de Madère. On se souvient de son penalty raté en cours de match en finale de la Ligue des champions 2016 à Milan (1-1 a.p., 5-3 t.a.b.) et de son match décevant en finale de l'Euro-2016 remportée par le Portugal (1-0 a.p.).

Le contexte, en outre, peut le déstabiliser: la presse espagnole caresse l'hypothèse d'un transfert de "Grizi" vers le Real, même si l'intéressé a jugé ce scénario improbable: "Je ne sais pas si c'est faisable. Très, très peu de joueurs l'ont fait, donc je pense que c'est mort", a-t-il souri.

Néanmoins, le Français a sans doute à coeur de faire mentir l'attaquant espagnol Jesé, formé au Real, selon lequel "il y a beaucoup de joueurs meilleurs que Griezmann" dans la "Maison blanche".

Gagner des trophées, voilà ce qui manque au Français pour suivre les traces de Ronaldo, et voilà ce qui manque à l'Atletico pour se débarrasser de son sempiternel complexe face à son rival et ses 11 titres en C1, un record.

Quatre fois, le hasard a placé le club "colchonero" sur la route européenne de son voisin des quartiers huppés. Et quatre fois, le Real a triomphé: en demi-finales en 1959, en quarts en 2015, et en finales en 2014 et 2016.

Un derby devenu classique

C'est un derby devenu presque un classique: les deux équipes, qui se connaissent par coeur, vont s'affronter pour les 15e et 16e fois toutes compétitions confondues ces trois dernières années!

Avec son entraîneur Diego Simeone, l'Atletico reste ce bloc défensif si pénible à affronter, capable de faire déjouer l'armada offensive de Zinédine Zidane. Laquelle a marqué au moins un but sur tous ses matches officiels depuis un an (58 d'affilée).

Les "Colchoneros" sont toutefois affaiblis au poste de latéral droit avec les blessures de Sime Vrsaljko, Juanfran et José Maria Gimenez, ce qui pourrait contraindre Simeone à y repositionner le défenseur central Stefan Savic ou le gaucher Lucas Hernandez.

Le Real, lui, est privé de son ailier gallois Gareth Bale. Et la route jusqu'à la finale de Cardiff impose un vrai choix à "Zizou": tentera-t-il à nouveau de titulariser le meneur de jeu Isco, très en forme, comme lors du derby survolé par le Real en novembre dernier (3-0) ?

"Je préfère ne pas dire comment on a va les surprendre, mais on va essayer de mettre quelque chose en place", a promis lundi Zidane, l'air énigmatique.

Avec AFP

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