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Crise des migrants : l'heure est encore aux discussions


Des réfugiés dans le port de l'Athènes de Pirée, le 10 mars 2016. (AP Photo/Thanassis Stavrakis)

Des réfugiés dans le port de l'Athènes de Pirée, le 10 mars 2016. (AP Photo/Thanassis Stavrakis)

Les ministres des 28 pays européens se sont réunis jeudi pour accélérer la relocalisation de réfugiés depuis l’Italie et la Grèce, et aider la Grèce à traverser cette crise. Le projet d’accord entre l’Union européenne et la Turquie sur la question de ces migrants soulève de graves inquiétudes de la part de l’ONU.

Mercredi, la Slovénie a décidé de ne plus laisser passer de réfugiés sans visa sur son territoire. La Croatie, la Serbie et la Macédoine ont aussitôt fait de même. La route des Balkans est donc fermée depuis mercredi. Sauf exceptions "humanitaires", seuls les migrants désirant demander l'asile en Slovénie sont désormais autorisés à entrer dans ce pays.

Cette décision accentue le risque de crise humanitaire en Grèce, les migrants ne pouvant plus quitter ce pays. Plus de 36.000 sont bloqués, dont environ 13.000 à Idomeni, à la frontière macédonienne, dans des conditions exécrables.

La fermeture de la route des Balkans augmente la pression sur l’Union européenne et la Turquie pour finaliser l’accord destinée à réguler le flux de réfugiés qui traversent la mer Egée depuis la Turquie jusqu’en Grèce.

Cet accord verrait la Turquie accepter la réadmission sur son territoire de tous les migrants arrivés clandestinement en Grèce, y compris les Syriens qui fuient la guerre dans leur pays. En échange, les Européens s’engageraient, pour chaque Syrien renvoyé, à transférer un réfugié Syrien depuis la Turquie vers le territoire de l'UE.

Mais ces expulsions collectives et arbitraires sont jugées illégales par l’ONU, et violent le droit international et européen.

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