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Crash Egyptair : Ayrault exprime "les attentes des familles"


Un avion de la compagnie aérienne Egyptair à l'aéroport de Londres le 20 mai 2016.

Un avion de la compagnie aérienne Egyptair à l'aéroport de Londres le 20 mai 2016.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a exprimé mercredi, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue égyptien, " les attentes des familles des victimes" du crash du vol MS804 d'Egyptair, qui s'est abîmé en mer le 19 mai pour des raisons encore inconnues.

Dans un communiqué, le quai d'Orsay indique que, s'il a "remercié son homologue" Sameh Choukri "pour la collaboration entre les services égyptiens et français au sujet de l'enquête sur le crash du vol MS804", le ministre a également "exprimé les attentes des familles des victimes à l'égard de la commission d'enquête égyptienne en charge du dossier et de la compagnie Egyptair".

M. Ayrault "a rappelé la difficile situation des familles en attente de réponses relatives àla restitution des corps et des effets personnels des victimes, ainsi que sur les causes du crash", poursuit le communiqué. Il souligne que "la France apporte toute son assistance à travers le bureau d'enquête et d'analyse (BEA) et l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) dans le suivi de l'enquête technique et de l'identification des victimes.

Le vol MS804 reliant Paris au Caire s'est abîmé le 19 mai entre la Crète et la côte nord de l'Égypte après avoir soudainement disparu des écrans radar, pour des raisons encore indéterminées, avec 66 personnes à bord dont 40 Égyptiens -30 passagers et 10 membres d'équipage- et 15 Français.

L'hypothèse de l'attentat, initialement mise en avant par l'Égypte, a cédé du terrain au profit de celle de l'incident technique en raison d'informations sur le déclenchement d'alertes signalant de la fumée dans l'avion. Les deux boîtes noires de l'Airbus A320, qui doivent aider à déterminer les causes de la catastrophe, ont été repêchées mi-juin.

Leurs cartes mémoire étaient illisibles et ont été expédiées par l'Égypte en France pour y être réparées. Après avoir été rendues lisibles, les données de l'une d'entre elles ont été renvoyées fin juin au Caire pour être "déchiffrées et étudiées" au ministère de l'Aviation civile.

Selon le New York Times, qui a cité le 23 juillet des responsables égyptiens, l'appareil se serait désintégré en vol après un incendie dans le cockpit ou près du cockpit.

Avec AFP

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