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Crash d'Air Algérie au Mali : les pilotes n'ont pas activé le système antigivre


Des débris de l’avion d'Air Algérie assurant le vol AH5017, écrasé près de la ville de Goss, au nord de Bamako, au Mali, 27 Jjillet 2014. epa/ STR

Des débris de l’avion d'Air Algérie assurant le vol AH5017, écrasé près de la ville de Goss, au nord de Bamako, au Mali, 27 Jjillet 2014. epa/ STR

Les enquêteurs français ont rendu public à Bamako le rapport final sur l'accident de l'avion d'Air Algérie, qui avait fait 116 morts le 24 juillet 2014 au Mali.

Selon le rapport, le crash était principalement dû à "la non-activation" par l'équipage du système antigivre.

Les "capteurs de pression des moteurs avaient été obstrués, vraisemblablement par des cristaux de glace" et "les systèmes d'antigivrage" n'ont "pas été activés par l'équipage", a affirmé le ministère malien des Transports, Mamadou Hachim Koumaré, lors d'un point de presse pour présenter le rapport qui confirme les résultats préliminaires.

"L'obstruction des capteurs a perturbé le fonctionnement des moteurs, limitant la poussée à un niveau insuffisant pour que l'avion poursuive son vol à un niveau de croisière", a indiqué M. Koumaré, en présence de responsables des transports aériens au Mali.

Le ministre a fait part de "difficultés rencontrées" dans l'enquête, relatives notamment aux "données inexploitables d'un des enregistreurs de vol qui ont limité l'analyse du comportement de l'équipage en vol".

Le vol Ouagadougou-Alger s'était écrasé dans le nord du Mali, dans la région de Gossi, avec 110 passagers à bord, dont 54 Français, des Burkinabè, des Libanais, des Algériens et six membres d'équipage, tous espagnols.

Le McDonnell Douglas MD 83 était affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole de leasing Swiftair.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français avait déjà révélé que la cause principale de l'accident résidait dans la non-activation par les pilotes du système d'antigivre des moteurs, ce qui a pu provoquer le décrochage de l'avion.

"Les paramètres enregistrés indiquent qu'il n'y a pas eu de manœuvre de récupération du décrochage réalisée par l'équipage", avait indiqué le BEA en avril 2015, selon les premiers éléments de l'enquête.

L'avocat des familles des victimes avait qualifié d'"accablants" les dysfonctionnements révélés par l'enquête judiciaire sur l'accident.

Le BEA a apporté son assistance technique à la commission d'enquête sur les accidents et incidents d'aviation civile malienne, à la demande du Mali.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'Aviation civile ou BEA est l'autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l'aviation civile française. Il assure une assistance technique quand une autorité étrangère fait appel à ses compétences.

Avec AFP

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