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Verdict le 27 septembre au procès d'Ahmad Al Faqi Al Mahdi


Ahmad al-Faqi al-Mahdi au début de son procès sur la destruction des mausolées historiques à Tombouctou en 2012 au Mali, à la Cour pénale internationale à La Haye, Pays-Bas, 22 août 2016.

Ahmad al-Faqi al-Mahdi au début de son procès sur la destruction des mausolées historiques à Tombouctou en 2012 au Mali, à la Cour pénale internationale à La Haye, Pays-Bas, 22 août 2016.

Le juge a annoncé que la Cour pénale internationale prononcera le 27 septembre son jugement et la peine à l'encontre du jihadiste malien accusé d'avoir détruit des mausolées de la cité historique de Tombouctou, dans le nord du Mali.

"La chambre va maintenant se retirer et préparer son jugement. Jugement et peine seront prononcés simultanément", a déclaré mercredi le juge Raul Pangalangan, au terme du procès de seulement trois jours.

Dès le premier jour, lundi, Ahmad Al Faqi Al Mahdi avait plaidé coupable de la destruction en juin et juillet 2012 de neuf des mausolées de Tombouctou et de la porte de la mosquée Sidi Yahia, monuments classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

"Un comportement sans précédent devant la Cour", s'est félicitée l'accusation qui a requis mercredi une peine comprise entre neuf et onze ans de prison.

Elle avait annoncé à l'ouverture du procès l'existence d'un accord avec la défense selon lequel M. Mahdi reconnaissait sa culpabilité et s'engageait en retour à ne pas faire appel si la condamnation était équivalente à la peine requise.

Les juges de La Haye, qui nesont pas liés par l'accord, peuvent décider d'une peine allant jusqu'à trente ans de détention.

La défense a clôturé mercredi les débats en brossant le portrait d'un "honnête homme" s'étant momentanément égaré.

"Pendant un peu plus de trois mois, il a dérapé. C'est un homme qui, à un moment donné, s'est trompé. Il a voulu donner des conseils pour appliquer la charia (loi islamique, ndlr), c'est une erreur terrible qui va déboucher sur une culpabilité", a déclaré l'avocat Jean-Louis Gilissen.

Avec AFP

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