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CPI : Blé Goudé sera bien jugé pour crimes contre l'humanité


Charles Blé Goudé devant les juges de la CPI, la Haye, 27 mars 2014.

Charles Blé Goudé devant les juges de la CPI, la Haye, 27 mars 2014.

La CPI a confirmé les charges contre ce proche de l'ancien président Laurent Gbagbo. Son avocat dénonce une "absence de droit". La CPI réclame aussi que lui soit livrée Simone Gbagbo.

"La Chambre préliminaire de la CPI a confirmé quatre charges de crimes contre l'humanité à l'encontre de Charles Blé Goudé et l'a renvoyé en procès devant une chambre de première instance", a indiqué la Cour dans un communiqué.

Le communiqué ne précise pas la date du procès.

Joint par VOA Afrique, Claver N'dri denonce "une absence de droit". L'avocat de Charles Blé Goudé affirme aussi que le bureau du procureur n'a apporté aucune preuve.

L'ex-chef des "jeunes patriotes", mouvement pro-Gbagbo, est poursuivi pour son rôle présumé dans les violences ayant suivi l'élection présidentielle de 2010 qui a opposé Laurent Gbagbo au président actuel Alassane Ouattara.

Ces violences ont fait presque 3.000 morts, selon les chiffres de l'ONU.

Surnommé "le général de la rue" pour sa capacité à mobiliser les foules, Charles Blé Goudé doit répondre de quatre chefs de crimes contre l'humanité : meurtre, viol, actes inhumains et persécution.

Il est accusé d'avoir "oeuvré étroitement avec Laurent Gbagbo et d'autres membres de son entourage immédiat" pour exécuter un plan commun dont le but était de conserver le pouvoir.

La Cour pénale internationale a indiqué avoir "soigneusement examiné tous les éléments de preuve soumis par les parties, qui comprenaient plus de 40.000 pages de preuves documentaires, y compris les déclarations de 134 témoins, et plus de 1.200 éléments audio et vidéo".

M. Blé Goudé avait été arrêté en janvier 2013 au Ghana et extradé vers la Côte d'Ivoire. Il avait finalement été transféré en mars 2014 vers La Haye.

Laurent Gbagbo lui aussi est en détention à La Haye et sera jugé par la CPI en 2015.

La CPI a par ailleurs rejeté jeudi une requête de la Côte d'Ivoire, qui souhaite juger elle-même Simone Gbagbo, et rappelé à Abidjan son obligation de lui livrer l'ex-Première dame, soupçonnée de crimes contre l'humanité.

Aucun membre du camp Ouattara n'a encore été inquiété par la Cour.

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