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Obama choisit un juge "respecté par les deux partis" pour la Cour suprême


Le juge Merrick Garland aux côtés du président Barack Obama et du vice-président Joe Biden, dans le Rose Garden de la Maison Blanche, à Washington, le mercredi 16 mars 2016, alors que M. Obama présentait le juge comme son choix pour occuper le neuvième siège vacant à la Cour suprême. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais)

Le juge Merrick Garland aux côtés du président Barack Obama et du vice-président Joe Biden, dans le Rose Garden de la Maison Blanche, à Washington, le mercredi 16 mars 2016, alors que M. Obama présentait le juge comme son choix pour occuper le neuvième siège vacant à la Cour suprême. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais)

Le locataire de la Maison Blanche a donc annoncé son choix pour le neuvième juge manquant à la Cour suprême. Il s’agit de Merrick Garland qui remplace le juge conservateur Antonin Scalia, décédé en février dernier. Cette nomination doit encore être approuvée par le Sénat.

Magistrat expérimenté, M. Garland, 63 ans, est juge en chef de la cour d'appel de Washington. Son expérience lui a permis de "gagner le respect" d'élus aussi bien républicains que démocrates, a affirmé Barack Obama, appelant ses opposants politiques à étudier sa nomination pour la plus haute instance judiciaire américaine. La Cour suprême doit être "au-dessus de la politique", a-t-il ajouté.

"Le juge Garland qui est âgé de 63 ans est considéré comme un modéré, pas vraiment un conservateur mais pas un libéral non plus. Ce juge qui est né à Chicago connaît le président depuis longtemps", confie à VOA Afrique le politologue américain Richard Conley, professeur de sciences politiques à l’Université de Floride.

Après avoir écouté le président lui tresser des louanges, les mains sagement croisées devant lui, M. Garland a confié la voix brisée que ce poste était le "plus grand honneur" de son existence.

Il a rendu hommage à sa famille, de ses grands-parents ayant fui l'antisémitisme aux confins de la Russie et de l'Europe au début du XXe siècle, à son père, petit commerçant de Chicago et sa mère, dévouée à la vie scolaire et associative de leur quartier.

"Les décisions d'un juge sont déterminées par la loi et rien que la loi", a affirmé M. Garland, actuellement juge en chef de la cour d'appel de Washington. "Cela a été la pierre angulaire de ma vie professionnelle".

Il risque toutefois de ne pas se voir confirmer à la Cour suprême, les élus républicains majoritaires au Sénat ayant répété mercredi qu'ils rejetaient le choix du président américain.

Les républicains, qui dominent le Congrès, ont promis de s'opposer à toute nomination qui doit attendre, selon eux, l'arrivée du prochain président en janvier prochain. Il appartient maintenant au Sénat d'approuver ou non le choix du juge Merrick Garland. Faut-il donc s’attendre à un bras-de-fer entre le président Obama et les Républicains ?

"Il y a un corps d’opinion auquel on peut faire référence pour décider où il est dans cet univers partisan. Pour le président, ce n’est pas quelqu’un qui est radical. Et c’est ça le problème pour les Républicains. Mais c’est peut-être un cadeau pour les Républicains de la part du président parce que c’est un modéré basé sur ses jugements à la Cour d’appel de Washington. C’est peut-être aussi un piège. Qu’est-ce qu’on va faire si Hillary Clinton gagne la présidence en novembre. La probabilité est qu’Hillary Clinton va nommer quelqu’un qui est beaucoup plus libéral que ce juge", conclut professeur Conley.

Avec AFP

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