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Le Conseil constitutionnel valide le référendum en Côte d'Ivoire


Des écoliers devant un panneau publicitaire avant le referendum, Abidjan, le 27 octobre 2016

Des écoliers devant un panneau publicitaire avant le referendum, Abidjan, le 27 octobre 2016

Le Conseil constitutionnel ivoirien a validé la victoire du "oui" au référendum sur la nouvelle constitution voulue par le président Alassane Ouattara.

"Le projet de Constitution est adopté par 93,42% des voix contre 6,58% et devient la Constitution de la République de Côte d'Ivoire", selon le texte lu par Mamadou Koné, le président du Conseil constitutionnel, qui n'a donc pas modifié les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI).

"Les réclamations des partis politiques Lider", de quatre autres partis et du Front populaire ivoirien (FPI, principal parti d'opposition, ndlr) "sont rejetés", a déclaré M. Koné. "Le scrutin du 30 octobre 2016 est régulier", a-t-il ajouté.

L'opposition, qui avait choisi de boycotter le scrutin, avait dénoncé une "fraude massive" et des "résultats truqués".

La Côte d'Ivoire va donc entrer dans sa IIIe République dès la promulgation du texte par le président. "Cela devrait se faire rapidement", avait affirmé jeudi le porte-parole du gouvernement Bruno Koné.

Selon le pouvoir, la nouvelle Constitution doit permettre de tourner la page d'une décennie de crise politico-militaire notamment en évacuant le concept d'"ivoirité" et en clarifiant les conditions d'éligibilité du président.

Ses détracteurs avaient reproché à M. Ouattara son origine burkinabè et contesté son éligibilité (il n'avait pu se présenter que grâce à un décret). Ce concept d'"ivoirité" a miné la stabilité du pays pendant plus de dix ans.

Le projet prévoit aussi la création d'un poste de vice-président qui alimente les fantasmes. En outre, ce texte crée un Sénat, institutionnalise la Chambre des rois et chefs traditionnels et étend le domaine de compétence du Conseil économique et social à l'environnement.

L'opposition qui juge le texte "rétrograde" et "monarchique" a rappelé à maintes reprises qu'elle n'avait pas été consultée, et accuse le pouvoir de "clientélisme" et d'organiser la succession d'Alassane Ouattara.

Avec AFP

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