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Décision attendue jeudi pour Simone Gbagbo


L’ancienne première dame de Côte-d'Ivoire Simone Gbagbo assise dans la salle d’audience au premier jour de son procès, au Palais de Justice à Abidjan, 26 décembre 26 2014

L’ancienne première dame de Côte-d'Ivoire Simone Gbagbo assise dans la salle d’audience au premier jour de son procès, au Palais de Justice à Abidjan, 26 décembre 26 2014

La Cour suprême de Côte d'Ivoire rendra sa décision sur la tenue ou non du procès aux assises prévu le 9 mai de l'ex-Première dame ivoirienne jugée pour "crime contre l'humanité".

Simone Gbagbo avait été déboutée le 17 mars par la Cour suprême après avoir introduit un pourvoi en cassation contre son renvoi aux assises, au motif que son mémoire avait été déposé "tardivement".

Me Rodrigue Dadjé, un des avocats de Mme Gbagbo, conteste cet argument, affirmant avoir déposé son mémoire dans les temps contre l'arrêt de la chambre d'accusation rendu le 27 janvier renvoyant Mme Gbagbo aux assises.

La Cour suprême a été saisie une deuxième fois par la défense de Mme Gbagbo contre la décision du 17 mars.

"Si la décision de la Cour suprême m'est favorable, il n'y aura pas de procès Simone Gbagbo le 9 mai", a affirmé son avocat.

Une décision contraire va renvoyer l'ex-première dame aux assises pour "crime contre l'humanité" et "crime de guerre".

Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo - actuellement jugé à la Haye par la Cour pénale internationale (CPI) -, a été condamnée en mars 2015 à 20 ans de prison, notamment pour "attentat contre l'autorité de l'Etat", lors de la crise postélectorale de 2010-2011.

Considérée comme un protagoniste majeur de la crise, l'ancienne "Dame de fer", à la personnalité très controversée, est également poursuivie pour "crimes contre l'humanité" par la CPI.

Mais Abidjan refuse son transfèrement à La Haye malgré plusieurs requêtes de la Cour, affirmant être en mesure d'assurer à l'ex-Première dame une justice exemplaire sur le sol ivoirien.

"Les infractions pour lesquelles elle est poursuivie à Abidjan sont les mêmes que celles de la CPI. Or le principe de la CPI est ceci : ou vous jugez la personne ou vous nous la remettez", avait expliqué un magistrat ivoirien ayant requis l'anonymat.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé début février qu'il "n'enverrait plus d'Ivoiriens" à la CPI, estimant que son pays avait désormais une "justice opérationnelle".

La crise postélectorale est née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Avec AFP

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