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Côte d'Ivoire : ouverture jeudi du procès de neuf officiers proches de Gbagbo


Des soldats ivoiriens patrouillent dans le village de Noe, près de la frontière avec le Ghana, le 24 septembre 2012

Des soldats ivoiriens patrouillent dans le village de Noe, près de la frontière avec le Ghana, le 24 septembre 2012

Les neuf officiers ivoiriens, parmi lesquels se trouvent deux piliers de l'appareil sécuritaire de l'ex-président ivoirien, sont accusés de nombreuses exactions.

Les commandants Jean-Noël Abéhi et Anselme Séka Yapo, dit "Séka Séka" et sept autres officiers doivent comparaitre jeudi, d’après le procureur militaire Ange Kessi.

Le procès ouvert au public se tiendra au sein de l'état-major de l'armée à Abidjan-Plateau pour des "raisons de sécurité".

Sept des officiers sont accusés de "violation de consignes" tandis que le commandant Abéhi est poursuivi pour "désertion à l'étranger" et "complot".

Ancien chef de l'escadron blindé d'Agban, le plus grand camp de gendarmerie du pays, Jean-Noël Abéhi avait pris la fuite après la crise postélectorale de 2010- 2011, qui a fait plus de 3.000 morts.

L'officier est considéré par ses détracteurs et des ONG internationales comme l'un des principaux responsables d'exactions sous le régime Gbagbo, notamment durant la crise.

Quant au commandant Anselme Séka Yapo, il est accusé d'assassinat, meurtre, blanchiment d'argent au fin d'achat d'armes, recrutement de mercenaires et entretien de milices".

Les accusés risquent entre "trois ans et la prison à vie", selon le parquet militaire.

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