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Côte d'Ivoire : Ouattara dénonce l'"intoxication" sur la question des apatrides


Le président Ouattara

Le président Ouattara

Le président ivoirien a dénoncé, mercredi, les barrières contre sa démarche de résoudre la question des apatrides.

Alassane Ouattara a, selon l’AFP, fait sa déclaration à l'occasion d'une conférence régionale sur le sujet à Abidjan.

Il a évoqué la campagne de sensibilisation et de remise d'actes de naissance aux personnes nées ou vivant sur le sol ivoirien, lancée en octobre.

Au lancement de la campagne, seuls 25.000 apatrides avaient entamé des démarches pour obtenir la nationalité ivoirienne. Aucun chiffre plus récent n'est disponible.

Les descendants de migrants arrivés en Côte d'Ivoire entre l'indépendance en 1960 et 1972 sont les plus comptés parmi les personnes n’ont pas de nationalité. Ceux d’entre eux dont les parents n’avaient pas fait les démarches nécessaires en ce temps-là, sont aujourd’hui apatrides.

Car en 1960, le droit du sol était appliqué. Toute personne née sur le territoire ivoirien devenait de fait ivoirienne. Mais en 1972, le pays s'est converti au droit du sang donnant la nationalité ivoirienne aux seuls enfants nés des parents ivoiriens.

Une loi votée au parlement en août 2013 pour faciliter l'acquisition de la nationalité pour certaines catégories d'individus apatrides, a suscité un levé des boucliers dans la presse accusant Ouattara de vouloir ainsi gonfler son électorat pour la présidentielle de 2015.

Interrogé sur la question, Antonio Guterres, le Haut-commissaire des Nations Unies aux réfugiés, a répondu à l'AFP qu’il fallait éviter toute politisation sur les questions des droits fondamentaux.

La question de la nationalité reste très polémique en Côte d'Ivoire, où l'"ivoirité" avait fait des ravages dans les années 1990-2000, empêchant notamment la candidature de M. Ouattara à l'élection de 1995 et causant des violences dans tout le pays.

Abidjan estime à 700.000 le nombre d'apatrides sur son territoire, un nombre important mais vraisemblablement sous-estimé du fait de la non-régularisation des enfants à l'état-civil sur plusieurs générations.

D'après l'UNICEF, 2,8 millions de mineurs ne sont pas déclarés, soit un quart des moins de 18 ans.

(L’information reprise dans cet article provient de l’AFP).

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