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Côte d’Ivoire : nouveau report du procès d’officiers ivoiriens fidèles à Gbagbo


L'ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo (gauche) assise dans le box des accusés lors de son procès au palais de la justice à Abidjan, le 26 décembre 2014.

L'ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo (gauche) assise dans le box des accusés lors de son procès au palais de la justice à Abidjan, le 26 décembre 2014.

Une nouvelle fois, l’avocat d’un des principaux prévenus ne s’est pas présenté.

L’audience a été renvoyée à une semaine plus tard, soit au 3 août. Le président du tribunal Tahirou Dembélé, visiblement agacé, a, selon l’AFP, souligné qu’il s’agissait d’un ultime renvoi de l’audience.

"Ce sera l'ultime renvoi, je dis bien l'ultime renvoi!", a-t-il insisté.

C’est la troisième fois que l’audience est ainsi reportée. La dernière fois, c’était le 21 juillet dernier. L’avocat de l’ancien chef de la sécurité rapprochée de l'ex-Première dame Simone Gbagbo, commandant Anselme Séka Yapo, poursuivi pour "meurtre", avait brillé par son absence.

Anselme Séka Yapo surnommé "Séka Séka", le dernier accusé entendu par le tribunal en juin, est poursuivi pour "assassinat" et "blanchiment d'argent aux fins d'achat d'armes". Il plaide non coupable. Avec lui, comparait un autre homme fort de l'ancien régime, le commandant Jean-Noël Abéhi, poursuivi pour "complot" et "désertion à l'étranger".

Ce procès ouvert le 9 juin, a été interrompu plus d’une fois. Les avocats de deux piliers de l'appareil sécuritaire sous Laurent Gbagbo, réclament des "preuves" ou, le "cas échéant", "l'exhumation du corps d'une victime en vue d'une autopsie" tuées lors des troubles post-électoraux de 2010-2011. L'audience du lundi 3 août doit être consacrée aux dernières auditions des prévenus, aux réquisitions et aux plaidoiries, selon le tribunal.

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