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Côte d'Ivoire : mobilisation des forces de sécurité contre les meurtres rituels d'enfants


Des soldats ivoiriens déployés lors d'une manifestation à Abidjan, Côte d'Ivoire le 18 novembre 2014.

Des soldats ivoiriens déployés lors d'une manifestation à Abidjan, Côte d'Ivoire le 18 novembre 2014.

Plus de 1500 membres des forces de sécurité vont être mobilisés pour tenter d’enrayer une vague de meurtres et de mutilations d’enfants.

Un millier de policiers, 300 gendarmes et 200 soldats, "vont patrouiller dans des zones hautement criminogènes » telles que les écoles, les forêts ou encore les points d'eau, a indiqué mercredi Hamed Bakayoko le ministre de l'Intérieur ivoirien lors d'une conférence de presse.

Une vingtaine d’enlèvements aurait été signalé à la police ces derniers mois, et cinq cadavres auraient été retrouvés mutilés.

Il s’agit de crimes rituels pour le Ministre, qui déplore les croyances selon lesquelles les meurtriers bénéficieront de pouvoir et d’argent s’ils commettent ces crimes.

Un suspect a été capturé dimanche à Yopougon, un quartier pauvre d'Abidjan, alors qu'il venait de tenter de tuer deux enfants à la machette.

Il a déclaré à l’AFP que, je le cite, « c’est Dieu qui lui avait demandé de le faire ».

Cette vague d'assassinats a créé une véritable psychose en Côte d'Ivoire.

Pour l’opinion populaire, ce sont les "brouteurs", les délinquants spécialisés dans les escroqueries sur Internet, qui sont responsables de ces crimes d'enfants.

Les rumeurs les plus folles ont toujours circulé pendant les années électorales en Côte d'Ivoire sur les disparitions de personnes, notamment les albinos, à des fins de sacrifices humains. Un scrutin présidentiel se tiendra en octobre dans le pays.

VOA Afrique avec AFP

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