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Le parti de Gbagbo en congrès pour désigner son candidat à la présidentielle d'octobre


Laurent Gbagbo lors de sa première comparution à la CPI (5 déc. 2011)

Laurent Gbagbo lors de sa première comparution à la CPI (5 déc. 2011)

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a entamé jeudi son congrès miné par des divisions internes alors qu'il tente d’affronter le président Alassane Ouattara à l’élection présidentielle d’octobre.

Alassane Ouattara "doit partir (du pouvoir) c'est un impératif", a lancé Pascal Affi N'Guessan, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) à la tribune, appelant au "changement".

"Le changement c'est d'abord l'alternance démocratique c'est à dire la défaite d'Alassane Ouattara en octobre 2015 et le retour du Front Populaire Ivoirien au pouvoir", a-t-il expliqué aux quelques milliers de personnes qui ont assisté à l'ouverture des assises du parti au palais des sports d'Abidjan.

Selon lui, le congrès doit "arrêter les modalités" du départ d'Alassane Ouattara "pour désigner celui d'entre nous qui va nous conduire à cet objectif".

Deux camps s'affrontent au sein du FPI: le premier veut concourir à la présidentielle d'octobre derrière Affi N'Guessan, mais le second refuse un tel scénario et fait de la libération de l'ex-président Laurent Gbagbo, qui doit être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, "le coeur de la stratégie de lutte du parti".

Les deux factions se sont déjà affrontées en justice en décembre, à l'avantage de M. N'Guessan qui avait réussi à faire interdire un congrès du FPI destiné à désigner son président. Mais le 30 avril, Laurent Gbagbo, bien que détenu par la CPI, a néanmoins été déclaré "président" du FPI par un millier de militants, une démarche jugée sans "aucune valeur" par la direction du parti.

Malgré la forte crise interne que traverse son parti, Pascal Affi N'Guessan fait figure de favori pour obtenir l'investiture officielle pour la présidentielle.

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit répondre de "crimes contre l'humanité", relatifs à la crise post-électorale de 2010-2011.

Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise ouverte entre les deux camps a fait plus de 3.000 morts, selon l'ONU.

Avec AFP

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