Liens d'accessibilité

Côte d'Ivoire : le dernier Premier ministre de Gbagbo plaide non coupable


De gauche à droite, l'ancienne Première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, l'ancien Premier ministre, Gilbert Ake N'Gbo, le chef du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan et le vice-président du FPI Aboudramane Sangare au premier jour du procès dans lequel ils sont des accusés.

De gauche à droite, l'ancienne Première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, l'ancien Premier ministre, Gilbert Ake N'Gbo, le chef du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan et le vice-président du FPI Aboudramane Sangare au premier jour du procès dans lequel ils sont des accusés.

Gilbert Aké N'Gbo a affirmé mardi, lors du procès dont Simone Gbagbo est la tête d'affiche, qu’il n’a fait que servir son pays.

"Non coupable", a-t-il déclaré en réfutant les faits d'atteinte à la sûreté de l'Etat pour lesquels il comparait dans ce procès.

M. N’Go avait nommé Premier ministre juste après que Laurent Gbagbo a prêté serment devant le Conseil constitutionnel, contestant les résultats que la Commission électorale indépendante qui avait, elle, proclamé Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle de 2010.

Il n’est resté au poste que quelques mois.

Le dernier Premier ministre de Gbagbo soutenu qu’il se considérait plutôt comme un technocrate et légaliste et ne devait pas être condamné pour avoir accepté le poste.

Comme lui, les autres co-accusés ont fustigé la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) qui les avaient livrés alors qu’ils s’y étaient rendus pour chercher une protection onusienne.

Tous ont rejeté les accusations dont ils font l’objet.

L'ancien ministre de l'Economie Désiré Dallo a indiqué qu’il n’avait jamais entendu parler d'achat d'armes.

Les quatre accusés ont été remis en liberté provisoire par la justice ivoirienne. Ils avaient passé seize mois en prison, avant d'être remis en liberté provisoire par la justice ivoirienne.

Au moins 3.000 personnes ont été tuées les des affrontements post-électoraux de 2010 et 2011 en en Cote d’Ivoire.

L’ancienne première dame, Simone Gbagbo, est au nombre de 83 personnes jugées depuis fin décembre pour leur implication dans ces troubles.

XS
SM
MD
LG