Liens d'accessibilité

Côte d’Ivoire : fin du désarmement des ex-combattants


Des casques bleus de l'ONU récupère des armes à Abidjan, Ivory Coast, (ACRCHIVES). .

Des casques bleus de l'ONU récupère des armes à Abidjan, Ivory Coast, (ACRCHIVES). .

Selon le gouvernement ivoirien, l’agence, qui a permis de réinsérer près de 55.000 ex-combattants de la crise postélectorale de 2010-2011, est arrivée au terme de sa mission et met fin à ses activités.

Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi qu'il mettait fin aux activités de l'agence en charge du désarmement des ex-combattants de la crise postélectorale de 2010-2011, après que celle-ci eut réinséré quelque 55.000 d'entre eux en trois ans.

Le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, a indiqué mercredi à des journalistes que l'Autorité de démobilisation, de désarmement et de réinsertion (ADDR), créée en 2012, "a achevé sa mission.

Selon M. Koné, 85% d’ex-combattants ont pu être démobilisés. "45.500 armes, notamment des kalachnikov, des obus, des grenades", ainsi que "2,5 millions de munitions" ont été collectées, a affirmé M. Sarassoro, révélant que l’ADDR était dotée d'un budget de 92,7 milliards de francs CFA (141 millions d'euros).

L'ADDR qui avait bénéficié d’un budget de 92,7 milliards de francs CFA (141 millions d'euros), continuera à enrôler des volontaires jusqu'au 30 juin, a précisé un membre de l’agence. Une "cellule de coordination" prendra ensuite son relais pour assurer le suivi des ex-combattants.

Le directeur général de l'ADDR, Fidèle Sarassoro, avaient indiqué dans un communiqué, le 4 juin, que "54.424 ex-combattants" étaient réinsérés.

Mais plusieurs experts estiment que ces chiffres, tout comme le niveau de réinsertion réelle des anciens combattants, sont exagérés pour des raisons politiques.

XS
SM
MD
LG