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Décès au Ghana de Ben Soumahoro, journaliste et politicien


Les forces de sécurité se dirigent vers Grand-Bassam, le 13 mars 2016. (REUTERS/Joe Penney)

Les forces de sécurité se dirigent vers Grand-Bassam, le 13 mars 2016. (REUTERS/Joe Penney)

L'homme politique ivoirien, connu pour ses diatribes anti-françaises est mort à l'âge de 74 ans d'une crise cardiaque à Accra au Ghana, où il s'était réfugié depuis la fin crise postélectorale de 2011.

Mamadou Ben Soumahoro était une grande figure du journalisme dans les années 1970, il avait dirigé dans les années 1980 la Radio-télévision d'Etat (Rti).

"M. Ben Soumahoro est mort d'une crise cardiaque suite à une longue maladie", a affirmé à l'AFP Daniel Viot, un de ses enfants.

Élu député en 1995 et en 2010, il a milité au Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Dramane Ouattara, avant de se rapprocher du camp adverse de Laurent Gbagbo, président ivoirien de 2000 à 2010.

Connu pour son franc parler, Ben Soumahoro, surnommé "Waraba" -le lion en malinké-, a multiplié les critiques acerbes contre la France lors de la crise postélectorale pendant laquelle le camp Gbagbo a souvent accusé Paris de vouloir imposer Alassane Ouattara à la présidence.

Le refus de Gbagbo, président sortant, de reconnaître sa défaite avait plongé le pays dans une crise postélectorale (2010-2011) qui a fait 3.000 morts.

Ben Soumahoro "a incarné durant des décennies le professionnalisme, la rigueur et l'exigence de vérité", écrit Alain Toussaint, ancien responsable de la communication du couple Gbagbo.

"C'était une grande gueule, connu pour ses annonces fracassantes sans preuves", a souligné au contraire l'un de ses détracteurs, ayant requis l'anonymat.

"Avec mes frères, nous pouvons affirmer qu'il a été un bon père autant pour sa famille que pour la nation entière. Il a été témoin et a fait partie intégrante de l'histoire de la Côte d'Ivoire", a réagi M.Viot.

Avec AFP

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