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Baisse de la production de noix de cajou en 2016 en Côte d'Ivoire


Des noix de cajou sont empilés dans un entrepôt à Bouaké, Cote d'Ivoire, le 23 février 2017.

Des noix de cajou sont empilés dans un entrepôt à Bouaké, Cote d'Ivoire, le 23 février 2017.

La production de noix de cajou ou anacarde de la Côte d'Ivoire, premier exportateur mondial, a baissé de 7,5% lors de la campagne 2016, a annoncé le gouvernement ivoirien qui a décidé d'augmenter le prix d'achat aux producteurs.

La campagne 2016 s'est soldée par "une production de 649.587 tonnes, contre 702.510 tonnes en 2015, soit une baisse de 7,5 %", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, à l'ouverture de la campagne de commercialisation 2017.

Le prix d'achat aux producteurs (prix plancher obligatoire) a été fixé à 440 F CFA (0,67 euro) le kilogramme au cours de la campagne de 2017 contre 350 FCFA (0,53 euro), un "prix rarement respecté", lors de la campagne écoulée (2016).

Le gouvernement a demandé au Conseil coton-anacarde (CCA), qui gère la filière, "de prendre toutes les dispositions opérationnelles, y compris les sanctions appropriées, pour le respect strict du prix aux producteurs".

Les producteurs de noix de cajou de Côte d'Ivoire avaient récemment réclamé le quasi-doublement du prix plancher pour la récolte 2017, après une campagne 2016 qualifiée de "désastreuse" en termes de revenus.

"Il faut fixer des bons prix. Quelque chose qui devrait être acheté à 600 FCFA, s'il est vendu moitié prix cela désorganise la filière", avait expliqué à l'AFP Mamoudou Méïté, secrétaire-général de la Fédération internationale pour la filière du cajou (Filcajou), organisation syndicale regroupant plus de la moitié des producteurs.

M. Méité a rappelé qu'en 2016, plus de 100.000 tonnes de la production ivoirienne de noix de cajou avait été écoulée au Ghana voisin, où les prix d'achat sont bien plus élevés.

Il a réclamé la fixation d'un "prix rémunérateur" devant permettre "de lutter contre la pauvreté, l'émigration clandestine vers l'Europe et le jihadisme" dans les zones de production, majoritairement situées dans le Nord déshérité du pays, frontalier du Mali et du Burkina, théâtres d'attaques jihadistes.

Le secteur ivoirien de l'anacarde compte 250.000 producteurs regroupés dans une vingtaine de coopératives et emploie 1,5 million de personnes, directement ou indirectement.

L'amande de la noix de cajou est utilisée en cuisine et dans les cosmétiques alors que la résine contenue dans sa coque a divers usages industriels.

La noix de cajou brute est exportée vers l'Inde, le Vietnam et le Brésil qui abritent des industries de transformation. Les principaux pays consommateurs sont l'Inde, les Etats-Unis, l'Union européenne, la Chine, les Emirats Arabes unis et l'Australie.

Avec AFP

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