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Un convoi d'aide humanitaire entre dans la banlieue de Damas


Harasta dans l'est de al-Ghouta, près de Damas Décembre 24, 2013.

Harasta dans l'est de al-Ghouta, près de Damas Décembre 24, 2013.

Un convoi d'aide humanitaire est entré dans une ville de la banlieue de la capitale syrienne contrôlée par les rebelles et assiégée par les forces du régime syrien, a annoncé le Comité international de la Croix Rouge.

Cette aide est la première que réussit à faire entrer le CICR en quatre ans dans Harasta, dans la Ghouta orientale, un bastion rebelle encerclé par le régime depuis la mi-2013.

Le convoi était composé de 29 camions chargés de nourriture, de médicaments et d'équipements scolaires destinés aux quelque 10.000 personnes demeurant à Harasta, a indiqué le porte-parole du CICR en Syrie, Pawel Krzysiek.

Orphelins buvant du lait offert par une association caritative à Harasta, dans la banlieue de Damas en Syrie, le 30 janvier, 2016. (Reuters / Bassam Khabieh)

Orphelins buvant du lait offert par une association caritative à Harasta, dans la banlieue de Damas en Syrie, le 30 janvier, 2016. (Reuters / Bassam Khabieh)

"Pour le CICR, c'est la première aide délivrée dans cette zone depuis 2012", a-t-il précisé.

Le mois dernier, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait cité Harasta comme l'une des villes ayant un besoin urgent d'aide internationale.

Il avait également évoqué la ville de Daraya, au sud-ouest de Damas, mais un convoi d'aide du CICR et du Croissant rouge syrien s'y est vu refuser l'entrée la semaine dernière.

Daraya est un fief rebelle symbolique pour l'opposition car il échappe au régime depuis quatre ans après avoir été à la pointe de la révolte contre Bachar al-Assad lorsque celle-ci a éclaté en mars 2011.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé mardi que les villes assiégées par les forces du régime recevraient une aide alimentaire par largage aérien si l'ONU n'obtenait pas d'accès humanitaire.

Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a cependant précisé que les largages aériens représentaient une "solution de dernier recours" en raison de leur coût important, de l'imprécision et de la nécessité de bien coordonner les livraisons avec les acteurs sur le terrain.

Avec AFP

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