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Congo : la police bloque brièvement un axe avant un rassemblement d'opposition à Brazzaville


Le président congolais Denis Sassou N'Guesso à l'Elysée le 20 septembre 2002. (REUTERS/Mal Langsdon)

Le président congolais Denis Sassou N'Guesso à l'Elysée le 20 septembre 2002. (REUTERS/Mal Langsdon)

Jeudi matin, trois véhicules blindés de la police bloquaient la route de Kinsoundi, dans l'ouest de Brazzaville, à quelques heures d'un rassemblement d'opposition avant la présidentielle de dimanche.

Le blocage d'un axe de communication important de Brazzaville par des policiers en armes a créé une certaine confusion jeudi matin à quelques heures d'un rassemblement d'opposition avant la présidentielle de dimanche, des habitants du quartier accusant le pouvoir de chercher à entraver cette rencontre.

Peu après 10H00 (09H00 GMT), trois véhicules blindés de la police bloquaient la route de Kinsoundi, dans l'ouest de la capitale congolaise, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un hélicoptère de l'armée survolait les lieux vers lequel criaient des habitants en colère.

Trois quarts d'heure plus tard, quelques centaines d'habitants du quartier étaient rassemblées à distance des forces de l'ordre, en scandant "Policiers ! Libérez !" (le passage). Les forces de l'ordre ont levé leur barrage après une demi-heure, sans qu'il y ait eu de heurts.

Une cinquantaine de partisans de Guy-Brice Parfait Kolélas, rival du chef de l'Etat sortant, Denis Sassou Nguesso, à la présidentielle de dimanche sont alors passés sous les vivats en arborant une grande effigie de leur candidat pour se diriger vers le lieu du rassemblement, dans le sud de la capitale.

Tôt dans la matinée, selon plusieurs témoins, un incident avait eu lieu dans le même quartier entre des policiers et le cortège de Frédéric Bintsamou, ancien chef rebelle rallié au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso après la fin de la guerre civile dite du Pool (centre du Congo) de 1998-2003, et aujourd'hui membre de l'équipe de campagne de M. Kolelas.

Les circonstances de l'incident restaient difficiles à déterminer, mais selon des témoins, les policiers ont tiré des coups de semonce en l'air. Un officier de police a déclaré à l'AFP que les forces de l'ordre avaient été "surprises" par le retour de M. Bintsamou à Brazzaville, par un itinéraire selon lui "inhabituel". M. Bintsamou occupe aujourd'hui des fonctions officielles en tant que Haut Commissaire chargé de la promotion des valeurs de paix, poste rattaché à la présidence de la République.

Neuf candidats sont en lice pour la présidentielle de dimanche, dont M. Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans à la tête du pays et brigue un troisième mandat, après un changement de constitution lui ayant permis de se représenter.

M. Kolélas, prévoyait initialement d'organiser un rassemblement jeudi après-midi dans le centre de la capitale, mais selon son équipe de campagne, la préfecture de Brazzaville s'y est opposée mercredi. Afin d'éviter une "confrontation" avec les forces de l'ordre, les dirigeants de la campagne de l'opposant ont décidé de délocaliser la rencontre dans le sud de la capitale, a dit à l'AFP un porte-parole de M. Kolélas.

AFP

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