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Congo: La Cour constitutionnelle entérine le oui au referendum


Le Président Denis Sassou Nguessoudans un bureau de vote à Brazzaville, 25 octobre 2015.

Le Président Denis Sassou Nguessoudans un bureau de vote à Brazzaville, 25 octobre 2015.

Les résultats définitifs annoncés par la Cour traduisent l'adoption du projet de nouvelle Constitution soumis au vote le 25 octobre par 94,32 % des suffrages exprimés à l'issue d'un scrutin marqué par une participation de 71,16 %.

La Cour constitutionnelle du Congo a consacré la large victoire officielle et contestée du oui au référendum permettant au président Denis Sassou Nguesso de se représenter à la présidentielle de 2016, selon un arrêté lu vendredi à la radio publique.

Les résultats définitifs annoncés par la Cour traduisent l'adoption du projet de nouvelle Constitution soumis au vote le 25 octobre par 94,32% des suffrages exprimés à l'issue d'un scrutin marqué par une participation de 71,16%.

Ils diffèrent légèrement de ceux annoncés par le gouvernement 48 heures après le vote (92,26% de oui, participation de 72,44%).

Le 25 octobre le référendum n'avait pas mobilisé les foules, selon les observations de plusieurs journalistes de l'AFP à Brazzaville et Pointe-Noire, la deuxième ville du pays, dans le sud, et les informations récoltées dans plusieurs autres grandes villes de diverses régions.

L'opposition au président Sassou Nguesso, qui avait appelé à boycotter le référendum, avait rejeté les résultats officiels sitôt ceux-ci publiés, et avait appelé le 28 octobre à des manifestations et des opérations de désobéissance civile dans les jours suivants avant de s'empêtrer dans des mots d'ordre contradictoires.

La contestation populaire annoncée s'est finalement limitée à une cérémonie ayant mobilisé quelques centaines de personnes à la mémoire des opposants tués lors d'affrontements avec les forces de l'ordre quelques jours avant le référendum.

Les "résultats validés par la Cour [...] ne reflètent pas du tout la réalité", a déclaré à l'AFP l'opposant Clément Miérassa, un des chefs du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), l'une des deux coalitions de partis ayant fait campagne contre le référendum.

"C'est triste pour notre pays parce que c'est un passage en force qui est consacré", a-t-il ajouté.

Le texte de la nouvelle Constitution doit désormais être promulgué par le président de la République. Il fait sauter les deux verrous interdisant à M. Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016 : la limite d'âge et celle du nombre des mandats.

Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir, a dirigé le Congo sous le régime du parti unique (1979-1992).

Après avoir perdu les premières élections pluralistes en 1992, il est revenu au pouvoir par les armes en 1997 à l'issue d'une guerre civile, avant d'être élu en 2002 et réélu en 2009.

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