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Etudiants et enseignants maintiennent une grève qui dure depuis près d'un mois au Congo


La rentrée scolaire dans le Pool, le 3 octobre prochain, au Congo-Brazzaville. (VOA/Ngouela Ngoussou)

La rentrée scolaire dans le Pool, le 3 octobre prochain, au Congo-Brazzaville. (VOA/Ngouela Ngoussou)

Les étudiants, enseignants et autres agents de l'Université Marien Ngouabi, unique établissement d'enseignement supérieur public au Congo, en grève depuis près d'un mois pour revendiquer l'amélioration de leurs conditions de travail, maintiennent leur mouvement, indiquent leurs syndicats.

"Nous ne pouvons pas lever la grève sans contrepartie. Elle est maintenue jusqu'au règlement (complet) de notre situation", a déclaré à l'AFP Didier Ngalebaye, secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants du supérieur (Synesup).

M. Ngalebaye déplore le fait que l'État congolais n'a pas versé une subvention pour le deuxième trimestre 2016, qui s'élève à 900 millions de francs CFA (plus de 1,3 million d'euro).

Le mouvement de grève a été déclenché conjointement par le collège intersyndical de l'Université Marien Ngouabi et le Mouvement des étudiants du Congo (MEC), le 3 septembre, date qui devait marquer la rentrée 2016-2017.

Cette grève paralyse les onze établissements (instituts, facultés et écoles) de l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville.

"Nous réclamons le paiement de deux trimestres de bourses. Nous ne reprendrons pas le chemin de l'université tant que cette bourse ne sera pas versée", a dit à l'AFP un responsable du MEC qui a requis l'anonymat.

Les autorités congolaises affirment que le pays vit une situation socio-économique difficile due à la baisse du prix du pétrole, une ressource dont le Congo est le quatrième producteur en Afrique subsaharienne.

"Ce n'est un secret pour personne, notre principale ressource est aujourd'hui vendue à peu près à la moitié du prix auquel elle l'était il y a deux ans", a expliqué mercredi à la presse Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de l'Enseignement supérieur. "Cela modifie forcément nos engagements, nos équilibres et constitue une difficulté claire".

Les exportations du pétrole représentent plus de 70% des recettes de l'État congolais.

Avec AFP

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