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Le Congo dénonce l'attaque de son ambassade à Paris


Le climat politique reste tendu au Congo trois mois après la présidentielle du 20 mars remportée par Denis Sassou Nguesso. Cette photo a été prise lors d'une manifestation à Brazzaville, le 27 septembre 2015.

Le climat politique reste tendu au Congo trois mois après la présidentielle du 20 mars remportée par Denis Sassou Nguesso. Cette photo a été prise lors d'une manifestation à Brazzaville, le 27 septembre 2015.

Les autorités du Congo-Brazzaville ont dénoncé mercredi l'attaque de leur ambassade à Paris et exigé la mise en place de mesures sécuritaires adéquates en faveur de leurs diplomates en France.

"Le gouvernement condamne cette action terroriste", écrit le ministère des Affaires étrangères congolais dans un communiqué à propos de l'effraction ayant visé la représentation diplomatique congolaise à Paris dans la nuit de lundi à mardi.

Cette "violente attaque (...) survient après d'autres actes de dégradation perpétrés depuis quelques mois sur les locaux diplomatiques relevant de la juridiction de la République du Congo en France", déplore le ministère.

Brazzaville s'étonne de la "récurrence d'incidents de ce genre" en France où les dispositifs sécuritaires ont été renforcés en raison de "l'état d'urgence en vigueur depuis plusieurs mois" à la suite des attentats du 13 novembre 2015.

"Les autorités congolaises exigent que des mesures adéquates soient prises pour assurer la sécurité des services diplomatiques congolais en France", ajoute le texte.

Selon une source policière à Paris, "des individus ont tenté de mettre le feu à un véhicule stationné près de l'ambassade. Ils ont ensuite défoncé la porte en bois de la chancellerie de l'ambassade avant de pénétrer dans la cour".

Les agresseurs "ont ensuite tenté d'incendier un véhicule stationné dans cette cour au moyen d'une bouteille remplie d'un liquide inflammable" puis "pénétré dans la loge du gardien où ils ont brûlé un matelas avant de prendre la fuite", a-t-on ajouté de même source, précisant qu'une enquête avait été ouverte.

Le climat politique reste tendu au Congo trois mois après la présidentielle du 20 mars remportée dès le premier tour par le président sortant Denis Sassou Nguesso avec 60% des voix.

Ces résultats officiels, à l'origine d'une contestation et de violences ayant fait officiellement 17 morts, ont été qualifiés de "forfaitures" par cinq opposants à M. Sassou Nguesso qui cumule 32 ans au pouvoir dans cette ancienne colonie française.

Avec AFP

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