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Complexité du mélange génétique des Américains


(AP)

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Une nouvelle étude à laquelle ont participé 160.000 Américains fait état de la complexité du mélange racial et ethnique aux Etats-Unis.

A l’heure où les Etats-Unis font face, pour la énième fois, au sempiternel débat sur les bavures policières et le racisme, tout n'est pas noir ou blanc ! Littéralement ! Une nouvelle étude à laquelle ont participé 160.000 Américains fait état de la complexité du mélange racial et ethnique aux Etats-Unis.

Une nation d’immigrants : c’est ainsi que les Américains décrivent volontiers leur pays. La majorité d’entre eux n’a qu’à remonter seulement de quelques générations pour retracer leurs ancêtres venus d’ailleurs, que ce soit de l’Afrique de l'Ouest ou du Vietnam, de l’Allemagne ou encore du Mexique. Qu’ils soient « Blancs » ou « Africains-Américains », « Hispaniques » ou « Asiatiques ».

Ça, ce sont les catégories raciales, mais pas si vite ! Tout n’est pas aussi limpide et restreint. C’est du moins l’une des conclusions d’une enquête menée par 23andMe, une entreprise californienne engagée dans le dépistage génétique. Sa principale directrice de recherche, Joanna Mountain, explique : « Des centaines de milliers de personnes nous ont fournis leur information génétique et ont aussi répondu à un questionnaire pour savoir comment elles s’identifient elles-mêmes, où sont-elles nées, ainsi de suite. Et grâce à toutes ces données nous avons créé un portrait génétique des Etats-Unis ».

L’enquête indique que les membres des principaux groupes ethniques du pays ne peuvent pas se fier aux noms qui leur ont été attribués pour établir avec certitude d’où ils viennent exactement.

« Les Africains-Américains, les Américains d'origine européenne, et les Hispaniques, peuvent avoir des racines génétiques de l'une de ces trois régions continentales, et même de toutes les trois », poursuit Mme Mountain.

Un sur 30 Américains qui s’identifient comme « Blanc » est en fait d’ascendance africaine d’un ou de plus d’un pour cent. Chez les Africains-Américains, il est plus fréquent de trouver une origine européenne, soit environ 25 pour cent de leur ADN. Ce qui qui reflète en partie l’histoire d'hommes blancs ayant eu des rapports sexuels avec des femmes noires esclaves dans les 18eme et 19 siècles.

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