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Comores : lancement de la campagne présidentielle, l'ex-président Assoumani en meeting


Comores : la prolongation du mandat du président Sambi provoque une crise

Comores : la prolongation du mandat du président Sambi provoque une crise

La campagne pour l'élection présidentielle du 21 février a débuté aux Comores avec le meeting dimanche de l'ex-président Azali Assoumani, l'un des favoris.

La campagne pour l'élection présidentielle du 21 février a débuté aux Comores avec le meeting dimanche de l'ex-président Azali Assoumani, l'un des favoris, qui a souligné l'importance d'un scrutin transparent dans cette île historiquement marquée par de nombreux coups d'Etat.

"J'appelle les autorités compétentes à veiller scrupuleusement à la transparence de ces élections. Le choix du prochain président de la République ne doit souffrir d'aucune contestation", a déclaré M. Assoumani qui a dirigé les Comores de 2002 à 2006, au cours d'un meeting dans la capitale Moroni.

Plusieurs milliers de personnes, vêtues d'un tee-shirt à l'effigie du candidat de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC) et coiffés d'une casquette assortie, s'étaient rassemblées vers le stade Ajao, au centre de la capitale.

M. Assoumani a rappelé que de nombreux pays africains avaient selon lui sombré dans l'instabilité politique et institutionnelle à cause de l'organisation défaillante de l'élection.

Le 1er tour des élections est prévu le 21 février et près de 160.000 Comoriens sont appelés aux urnes. Seuls les trois candidats arrivés en tête participeront au second tour le 18 avril qui sera élargi à la population des deux autres îles.

Les 25 candidats à la présidentielle sont tous originaires de l'île de la Grande-Comore, selon la règle constitutionnelle instaurée depuis 2001 d'une présidence tournante entre les trois îles de l'Union des Comores: Anjouan, Grande-Comore et Mohéli, qui comptent un total d'environ 800.000 habitants.

Ancienne colonie française de tradition sunnite, les Comores ont connu une histoire tumultueuse, jalonnée de vingt coups d'État ou tentatives depuis 1975 et contrariée par la perte de Mayotte qui alimente une querelle de souveraineté de faible intensité avec Paris.

Le pays dépend largement des fonds envoyés par la diaspora, notamment de France. Marseille, où s'exilent de nombreux migrants, est parfois surnommée la cinquième île des Comores, tandis que la pauvreté pousse tous les jours des Comoriens à tenter de gagner Mayotte, quatrième île de l'archipel mais conservée par la France à l'indépendance.

AFP

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