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Commémoration du raid israélien d'Entebbe en 1976 contre une prise d'otage palestinienne


Une foule se tient près de la statue de Yonatan Netanyahu, le frère de Benjamin Netanyahu, mort dans un raid israélien à Aero beach, dans le sud de l'Ouganda, dans la capitale Kampala, le 3 juillet 2016.

Une foule se tient près de la statue de Yonatan Netanyahu, le frère de Benjamin Netanyahu, mort dans un raid israélien à Aero beach, dans le sud de l'Ouganda, dans la capitale Kampala, le 3 juillet 2016.

Il y a 40 ans, dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976, des commandos d'élite israéliens menaient une opération spectaculaire sur l'aéroport ougandais d'Entebbe, libérant les passagers d'un vol d'Air France détourné par des Palestiniens et des Allemands.

Le 27 juin, un Airbus d'Air France, assurant la liaison Tel-Aviv/Paris, avec à bord plus de 250 personnes, dont 12 membres d'équipage, survole Corfou, lorsque quatre pirates montés lors d'une escale à Athènes contraignent l'équipage à atterrir sur l'aéroport libyen de Benghazi.

Les preneurs d'otage, deux Palestiniens et deux militants d'extrême-gauche allemands dont une femme, sont fortement armés: pistolets, grenades, mais aussi un stock d'explosifs.

Dans la nuit du 28 juin, l'avion se pose sur l'aéroport d'Entebbe, au sud de la capitale ougandaise, Kampala, avec l'autorisation du président Idi Amin Dada. Trois autres pirates se joignent à eux. Passagers et équipage sont regroupés dans la vieille salle de l'aérogare, toujours gardés par les pirates.

Ceux-ci menacent de faire exploser l'avion si 53 Palestiniens ou sympathisants détenus dans plusieurs pays, dont 29 en Israël, ne sont pas libérés d'ici le 1er juillet. Le gouvernement israélien fait mine de négocier et semble sur le point de céder aux exigences des pirates de l'air. Les pirates acceptent finalement le report de leur ultimatum au 4 juillet.

Entre-temps, une partie des otages a été libérée en deux temps, après des négociations entre Amin Dada et les pirates. Mais 105 personnes - les passagers israéliens ou de confession juive, ainsi que les membres d'équipage - restent captifs.

En Israël, l'état-major de crise prépare une intervention militaire. "Israël a décidé de réagir et de ne jamais céder", affirme le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin.

Le 3 juillet, à 23H00 locales, quatre appareils Hercules de l'armée de l'air israélienne survolent le lac Victoria à basse altitude et débarquent sur l'aéroport, après un vol de plus de 3.600 km, sans être repérés par le contrôle aérien ougandais.

Le premier commando s'entasse dans une Mercedes noire, réplique de celle du président Amin Dada. L'assaut est donné. Très vite, les Israéliens prennent le contrôle des installations de l'aéroport.

Les otages sont libérés et aussitôt dirigés vers un avion posé à proximité immédiate, à l'exception de trois d'entre eux tués dans l'assaut tout comme 20 soldats ougandais et sept preneurs d'otages.

Une des otages, qui avait été transportée à l'hôpital de Kampala au début du détournement, fut ensuite assassinée par des hommes du président ougandais.

Parmi les victimes figure aussi le lieutenant-colonel Yonathan (Yoni) Netanyahu, frère aîné de l'actuel Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et chef de l'unité qui libéra les otages. Il est le seul soldat israélien tué dans le raid.

Appelé "opération Thunderbolt" (opération Coup de Tonnerre) par les forces militaires israéliennes, le raid d'Entebbe sera rebaptisé par le gouvernement israélien "opération Jonathan" en sa mémoire.

Outre le soutien logistique du gouvernement kényan - alors farouche adversaire d'Amin Dada -, qui a permis aux avions israéliens de faire étape à Nairobi dans le plus grand secret, les Israéliens se seraient également procuré les plans du terminal de l'aéroport construit par une entreprise israélienne. Amin Dada en sort profondément humilié.

L'opération d'Entebbe, une des plus audacieuses entreprises par les forces spéciales israéliennes, donnera lieu à une série de films ou de téléfilms.

Avec AFP

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