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Clint Eastwood défend Donald Trump


Un des rares républicains déclarés à Hollywood, Clint Eastwood estime qu'entre Hillary Clinton et Donald Trump à la présidentielle de novembre il ne "pourrait que choisir Trump".

L'acteur et réalisateur mythique a reconnu que la rhétorique incendiaire du magnat de l'immobilier était parfois "idiote" mais que les gens "en font tout un plat" et devraient "s'en remettre", dans un entretien au magazine Esquire publiée mercredi.

L'interprète de "Dirty Harry", aujourd'hui âgé de 86 ans, estime que les gens en ont assez du "politiquement correct, des ronds-de-jambe. Nous sommes vraiment dans une génération de 'lèche-botte'".

"Nous sommes dans une génération de lavettes. Tout le monde marche sur des oeufs. On voit des gens qui en accusent d'autres d'être racistes et toutes sortes de choses. Quand j'étais enfant, on ne disait pas que c'était raciste", a insisté le cinéaste.

Trump, avec ses déclarations outrancières contre les femmes, les immigrés mexicains ou encore les musulmans, a remporté les primaires républicaines. Mais il a commencé à fléchir dans les sondages contre la démocrate Hillary Clinton, après une violente polémique avec une famille musulmane d'origine pakistanaise dont le fils -- capitaine de l'armée de terre américaine -- est mort en sauvant ses hommes en Irak.

Clinton Eastwood s'adressant à une chaise vide lors de la convention républicaine de 2012

Clinton Eastwood s'adressant à une chaise vide lors de la convention républicaine de 2012

Lui-même familier des polémiques, le réalisateur multi-oscarisé de "Million dollar baby" et "Impitoyable" avait été tourné en dérision après une prestation étrange à la convention républicaine de 2012, où il avait tenu une conversation surréaliste avec une chaise vide symbolisant selon lui le président Barack Obama.

Eastwood a reconnu face à Esquire qu'il avait regretté ce discours, dont l'idée lui était venue lorsqu'il était en coulisses et qu'il avait entendu la chanson de Neil Diamond "I am, I said" dont les paroles disent "et personne n'a rien entendu, pas même la chaise".

"Et je me suis dit, c'est Obama. Il ne va pas travailler. Il ne va pas au Congrès essayer de trouver des accords. Qu'est-ce qu'il fait donc assis à la Maison Blanche ?", a-t-il raconté dans le magazine.

Eastwood, ancien maire de la petite ville californienne de Carmel-by-the-Sea, vient de mettre en scène "Sully", avec Tom Hanks, qui sort en septembre aux Etats-Unis et fin novembre en France.

Avec AFP

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