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Cleveland en état de siège avant l'investiture de Donald Trump

  • Nicolas Pinault

La Quicken Loans Arena de Cleveland où se tient la convention républicaine. (REUTERS/Aaron P. Bernstein)

La Quicken Loans Arena de Cleveland où se tient la convention républicaine. (REUTERS/Aaron P. Bernstein)

Ce 18 juillet marque l’ouverture de la convention républicaine. Pour ce grand rendez-vous politique qui a lieu tous les quatre ans, sécurité maximum pour les près de 2.500 délégués qui vont assister à l’investiture de Donald Trump pour la présidentielle de novembre prochain.

Au total, 50.000 personnes sont attendues cette semaine sur Cleveland, dont 15.000 journalistes accrédités du monde entier.

Pour assurer la sécurité de l’événement, la ville de Cleveland a reçu une aide fédérale de 50 millions de dollars pour payer les policiers supplémentaires et les équipements pour faire face aux nombreuses manifestations pro et anti-Trump.

Cependant, la grande inquiétude ici c’est surtout le port d’armes qui est autorisé dans l’Etat de l’Ohio. Un syndicat de policiers a bien tenté, en vain, de demander une interdiction temporaire du second amendement le temps de la convention, mais les autorités locales ont déclaré qu’elles n’en avaient pas les pouvoirs.

On observe déjà des personnes armées de fusil d’assaut déambuler dans le centre-ville de Cleveland, ce qui est tout a fait légal, mais beaucoup redoutent des affrontements violents

Près de la Quicken Loan Arena, où aura lieu la convention, des barrières de 2m50 ont été installées, ainsi que des blocs de béton pour empêcher toute intrusion. Bref, le centre-ville de Cleveland est devenu un véritable forteresse.

Donald Trump et l’unité du parti républicain

Le candidat Trump a largement devancé ses rivaux lors des primaires, mais à quel prix ? Par exemple, John Kasich, le gouverneur de l’Etat de l’Ohio où se déroule cette convention de Cleveland, n’aura pas le droit à la parole.

John Mc Cain et Mitt Romney, les deux derniers candidats malheureux à la Maison Blanche pour le GOP, ont préféré ne pas venir. Idem pour le clan Bush : les 41e et 43e présidents des Etats Unis ne seront pas de la partie. A noter, cependant, que Ted Cruz, qui fut un adversaire coriace lors des primaires, prononcera un discours mercredi.

Donald Trump avait promis que cette 40e convention républicaine ne serait pas comme les autres. Pour l’heure, c’est une programmation plutôt classique, même si les organisateurs promettent des surprises.


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