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Cinq tonnes de drogues incendiées par la police à Herat en Afghanistan


Un officier de la douane afghane à Herat, à l'ouest de Kaboul, Afghanistan, le 13 avril 2015.

Un officier de la douane afghane à Herat, à l'ouest de Kaboul, Afghanistan, le 13 avril 2015.

Plus de cinq tonnes de drogues diverses de production locale, dont de l'héroïne et de l'opium, ont été détruites dimanche par la police à Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, lors d'un spectaculaire feu de joie, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Des sachets et des paquets d'opium, dont le pays est le premier producteur mondial, d'héroïne, de morphine, de haschich et aussi des produits chimiques destinés à leur fabrication et même une centaine de bouteilles d'alcool, dont du whisky, ont ainsi disparu dans les flammes, dégageant une épaisse colonne de fumée noire.

Le feu a été allumé à l'extérieur de Herat, au milieu du désert minéral frontalier de l'Iran, sous la direction du chef provincial de la police Mohamad Ayoub Ansari et du vice ministre de l'Intérieur chargé de la lutte anti-drogue, Baaz Mohammad Ahmadi, a précisé le correspondant.

La valeur de ce stock, qui correspond aux saisies des six derniers mois selon M. Ansari, n'a pas été précisée. Mais à titre d'exemple, une tonne d'héroïne arrivant sur le marché européen équivaut à environ 40 millions d'euros à la revente au gramme, selon les chiffres de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC).

La province d'Herat qui s'est récemment spécialisée dans le safran n'est pas productrice, contrairement au Helmand voisin également appelé "la province du pavot" - la matière première de l'héroïne.

Mais sa proximité avec l'Iran en fait une des routes commerciales prisées des trafiquants vers l'Europe, avec le Pakistan vers l'Asie du Sud-Est et la troisième voie, vers le Nord, à destination de la Russie.

L'Afghanistan est de loin le premier producteur d'opium du monde en particulier le Helmand (sud) qui assure à lui seul plus de 80% de la production mondiale.

La production est largement contrôlée par les talibans, qui taxent les planteurs de pavots et financent ainsi en partie leur insurrection.

Avec AFP

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