Liens d'accessibilité

Le chef de la diplomatie turque optimiste sur une solution à Chypre


Le président chypriote Nicos Anasatsiades, à droite, et le leader chypriote turc Mustafa Akinci sur l'île de Chypre le 2 juin 2016.

Le président chypriote Nicos Anasatsiades, à droite, et le leader chypriote turc Mustafa Akinci sur l'île de Chypre le 2 juin 2016.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, qui s'est entretenu dimanche avec son homologue grec Nikos Kotzias en Crète (sud), a jugé qu'il y avait "une occasion" actuellement pour une solution au problème chypriote.

"Maintenant qu'il y a l'intention des deux parties, c'est l'occasion pour résoudre le problème chypriote", a-t-il affirmé, à l'issue d'un déjeuner avec son homologue grec.

La question chypriote est l'un des sujets épineux entre la Grèce et la Turquie. Nicos Anastasiades, président de la République de Chypre, la partie gréco-chypriote du sud de l'île, et Mustafa Akinci, dirigeant des chypriotes turcs dans la partie nord, occupée depuis 1974 par des troupes turques, ont intensifié ces derniers mois leurs pourparlers de paix visant à la réunification de l'île d'ici la fin de l'année.

La rencontre entre MM. Cavusoglou et Kotzias, qualifiée de "non officielle" par le ministère grec des Affaires étrangères, fait suite à une invitation de M. Kotzias, qui avait été reçu il y a quelques mois à Istanbul.

Il s'agit de la première rencontre entre les deux hommes après le putsch raté en Turquie le 15 juillet et la demande d'extradition d'Ankara auprès d'Athènes des huit militaires turcs qui avaient fui la Turquie pour demander l'asile en Grèce. Cet incident a mis à l'épreuve les relations délicates entre les deux voisins.

M. Cavusoglou a toutefois "remercié" le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui avait été l'un de premiers dirigeants à appeler le président turc Recep Tayyip Erdogan pour lui exprimer son soutien le 15 juillet.

Selon les médias, la question migratoire et celle des huit militaires turcs, en rétention actuellement à Athènes, auraient aussi été abordées.

Cette rencontre "était une occasion pour discuter les questions qui nous concernent", a affirmé M. Kotzias, sans donner plus de détails.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG