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Charlie Hebdo : déploiement intensif des forces de l’ordre où les suspects ont été repérés


Des forces de la police et de la gendarmerie menaient jeudi après-midi une traque intensive des deux suspects de l'attentat contre Charlie Hebdo à environ 80 km au nord-est de Paris.

Seule la région parisienne se trouvait à ce niveau d'alerte depuis la tuerie qui a fait 12 morts mercredi dans la capitale.

Les deux frères Chérif et Saïd Kouachi, recherchés pour l'attentat qui a fait douze morts mercredi, ont été repérés à la mi-journée dans cette zone, selon les sources policières.

Des hélicoptères survolaient les alentours de Villers-Cotterêts, tandis que plusieurs convois des forces de l'ordre étaient vus, filant toutes sirènes hurlantes, sur la route reliant cette région à la capitale.

Les unités d'élite de la police et de la gendarmerie "sont positionnées pour vérification d'objectifs" près de la ville de Villers-Cotterêts, "où a été abandonnée la voiture utilisée par les deux suspects, identifiés par un témoin", a expliqué à l'AFP une source policière.

Les deux hommes ont été repérés jeudi matin par le gérant d'une station-essence au sud de Villers-Cotterêts. Après avoir été victime d'un vol, il a "formellement reconnu" les deux hommes, "cagoulés, avec kalachnikov et lance-roquettes apparentes", selon la même source.

Les lieux, où les suspects auraient été aperçus plus tôt, ont été passés au peigne fin par les enquêteurs et demeuraient interdits au public.

La police a diffusé dans la nuit les photos de suspects, Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, deux frères, nés à Paris et de nationalité française, "susceptibles d'être armés et dangereux".

Le fait que les frères Kouachi se soient trouvés jeudi matin en cavale dans cette région pourrait signifier que les opérations de police menées mercredi soir et dans la nuit, notamment à Reims (nord-est), où l'un des deux résidait, les ont forcés à s'éloigner de cette ville, estimait-on de source proche du dossier.

Désormais les deux fugitifs n'ont a priori plus de voiture. Mais le ratissage policier dans un secteur qui fait quelques centaines de km2, de surcroît très forestier risquait d'être long et compliqué.

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