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Charles Taylor coupable de crimes de guerre et crimes contre l'humanité


L'ancien président libérien Charles Taylor attendant le verdict

L'ancien président libérien Charles Taylor attendant le verdict

La lecture du jugement a duré plus de 2 heures, et était émaillée de beaucoup de détails choquants sur les crimes de guerre reprochés à l’ancien président libérien. Nombre de Libériens et de Sierra Léonais suivaient les événements à la TV et à la radio.

L’ancien président du Libéria, Charles Taylor, a été reconnu coupable à la Haye par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. « La Chambre unanimement vous reconnait coupable, d'avoir aidé et encouragé la commission de crimes » horribles de guerre et de crimes contre l’humanité commis pendant la guerre civile sierra léonaise des années 1990, a dit le président du Tribunal, le juge Richard Lussick..

L’air sombre, et vêtu d'un costume bleu foncé, Charles Taylor a écouté en silence, à la Haye, le juge Lussick énumérer les onze chefs d'accusation retenus contre lui.

Des journalistes entourant Alhaji Jusu Jarka, une victime de la guerre sierra leonaise, devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone

Des journalistes entourant Alhaji Jusu Jarka, une victime de la guerre sierra leonaise, devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone

Plus spécifiquement, les juges ont trouvé M. Taylor (64 ans) coupable d’avoir aidé les rebelles sierra leonais du RUF à massacrer des milliers de personnes pendant la longue guerre civile en Sierra Leone voisine. Le Tribunal dit aussi que Charles Taylor a reçu des « diamants du sang », en échange des armes, munitions et matériel de communication qu’il fournissait à la rébellion de Fodeh Sankoh, qui a commis des crimes incluant meurtres, viols, enrôlement d’enfants soldats et esclavage sexuel.

La lecture du jugement a duré plus de 2 heures, et était émaillée de beaucoup de détails choquants sur les crimes de guerre reprochés à l’ancien président libérien. Nombre de Libériens et de Sierra Léonais suivaient les événements à la TV et à la radio.

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Geraldine Mattioli-Zeitner, porte-parole de Human Rights Watch, est très satisfaite du verdict. « Nous pensons qu’il s’agit d’un moment historique. C’est la première fois qu’un ancien chef d’Etat est poursuivi et jugé pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis pendant qu’il était au pouvoir », a souligné la porte-parole de Human Rights Watch.

Charles Taylor a démenti les accusations contre lui. Il pourra s’adresser au Tribunal, s’il le désire, lors de l’audience prévue le 16 mai, avant le prononcé de la sentence le 30 mai. L’ancien président libérien doit purger sa peine en Grande Bretagne.

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