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Chantage de journalistes contre le roi du Maroc : la justice française valide l'enquête


Le président français Francois Hollande avec le roi du Maroc Mohammed VI à l'Elysée, Paris, le 20 novembre 2015. (REUTERS/Philippe Wojazer)

Le président français Francois Hollande avec le roi du Maroc Mohammed VI à l'Elysée, Paris, le 20 novembre 2015. (REUTERS/Philippe Wojazer)

Catherine Graciet et Eric Laurent sont soupçonnés d'avoir voulu extorquer de l'argent au Maroc en échange de l'abandon d'un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat.

La cour d'appel de Paris a validé mardi les enregistrements clandestins qui ont abouti à l'inculpation de deux journalistes français pour chantage et extorsion à l'encontre du roi du Maroc, Mohammed VI, a-t-on appris auprès des avocats.

L'avocat de la journaliste Catherine Graciet, Me Eric Moutet, a immédiatement annoncé à l'AFP un pourvoi devant la plus haute juridiction française, la Cour de cassation.

Catherine Graciet et Eric Laurent sont soupçonnés d'avoir voulu extorquer de l'argent au Maroc en échange de l'abandon d'un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat.

Ils avaient été interpellés le 27 août, en possession de 80.000 euros en liquide, au sortir d'une réunion avec un émissaire du Maroc, enregistrée à leur insu par leur interlocuteur. Cela avait été déjà le cas pour deux rencontres précédentes, entre Eric Laurent et cet émissaire, l'avocat Hicham Naciri.

Les deux journalistes, qui reconnaissent un accord financier mais réfutent tout chantage, attaquaient la procédure devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel, en demandant l'annulation des enregistrements des deuxième et troisième rendez-vous.

Leurs avocats reprochent au parquet de Paris puis aux juges d'instruction d'avoir laissé l'émissaire marocain procéder lui-même aux captations, avec son téléphone, alors qu'une procédure judiciaire était ouverte après le premier rendez-vous. Or, selon eux, dans un tel cadre, la sonorisation d'un lieu répond à des règles plus strictes.

L'annulation de ces enregistrements, qui a été refusé par la cour d'appel, aurait affaibli la procédure.

AFP

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