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Les primates et les éléphants en danger suite au changement climatique


Primates at risk, photos byPaul Garber, Matthias Appel, Ruggiero Richard, Fan Peng-Fei

Primates at risk, photos byPaul Garber, Matthias Appel, Ruggiero Richard, Fan Peng-Fei

Le réchauffement climatique touche près de la moitié des mammifères terrestres et le quart des oiseaux en péril, bien plus qu'il n'était envisagé jusqu'ici, souligne une étude.

Les primates et les éléphants sont parmi les plus concernés, notamment parce qu'ils ne se reproduisent pas vite et s'adaptent lentement face à des changements environnementaux rapides, soulignent ces travaux parus dans la revue Nature Climate Change.

Selon cette étude, co-produite notamment par l'université du Queensland (Australie), les dommages sont déjà en cours pour "un grand nombre" d'espèces.

"L'impact du changement climatique sur les mammifères et les animaux est actuellement très sous-estimé", affirment les chercheurs, qui ont utilisé les données tirées de 136 études, portant sur 120 espèces de mammifères et 569 espèces d'oiseaux.

Les scientifiques ont notamment étudié courbes démographiques, taux de reproduction, zones géographiques, évolutions des climats, étendant ensuite leurs constats aux espèces menacées listées par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Sur les 873 espèces de mammifères listées, 414 (47%) répondent "de façon négative" au processus de réchauffement. Pour les oiseaux, la proportion est de 23,4% (298 espèces), conclut l'étude.

"Les efforts de recherche et de préservation devraient s'intéresser plus aux impacts +ici et maintenant+ du changement climatique", pas seulement aux prévisions pour l'avenir, écrivent les auteurs.

Le changement climatique peut affecter les animaux en limitant leur accès à l'eau ou à la nourriture, en répandant des maladies ou en réduisant les habitats.

Fin 2015, 195 nations ont adopté l'accord de Paris pour limiter le réchauffement sous le seuil de 2°C par rapport à la Révolution industrielle, dérèglement généré largement par la combustion des énergies fossiles.

Mais pour les scientifiques, cette limite reste encore très élevée, et les engagements nationaux pris à ce stade insuffisants.

Avec AFP

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