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Affaire Hissène Habré : le Tchad compte saisir l’Union africaine


L'ancien président tchadien Hissène Habré (Archives)

L'ancien président tchadien Hissène Habré (Archives)

En Juillet 2006 l’Union Africaine avait autorisé le gouvernement sénégalais à juger l’ancien président tchadien. Vendredi la Cour de justice de la CEDEAO a affirmé que le Sénégal seul ne pouvait le juger.

Le gouvernement tchadien va saisir l’Union africaine pour la mise en place d’un tribunal ad hoc chargé de juger dans les plus brefs délais l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré, réfugié au Sénégal depuis une vingtaine d’années. En Juillet 2006 l’Union Africaine avait autorisé le gouvernement sénégalais à juger l’ancien président tchadien. Vendredi la Cour de justice de la CEDEAO a affirmé que le Sénégal seul ne pouvait le juger. Une décision qui intervient alors que Dakar doit abriter le 24 novembre une réunion de bailleurs de fonds prêts à financer le procès Habré.

Selon Me Jean-Bernard Padaré, avocat de l’Etat tchadien, après la décision de la Cour de justice de la CEDEAO et le refus du Sénégal d’extrader Hissène Habré vers la Belgique, les deux options disponibles pour le Tchad sont la justice ad hoc et l’extradition de Habré vers le Tchad.

« A un moment, nous avions eu peur que les victimes veuillent se venger, mais en ce moment, je peux vous dire que toutes les conditions sont réunies puisse être extradé au Tchad », a déclaré Me Padaré, ajoutant que, pour l’heure, l’Etat tchadien a décidé de faire appel à l’Union africaine.

Pour Me Demba Sire Bathily, coordinateur des avocats des victimes, les choses pourraient s’accélérer compte tenu des expériences du Rwanda et depuis Nuremberg. « Tout dépend de la manière dont on perçoit la juridiction ad hoc ; c’est vrai que si on veut reprendre le système onusien avec la lourdeur, vous voyez toutes les difficultés qu’il y a à financer de telles juridictions », a-t-il déclaré.

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