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Urgence humanitaire en Centrafrique selon l'ONU


Jeune centrafricain malade à Yaloké, le 5 avril 2014.

Jeune centrafricain malade à Yaloké, le 5 avril 2014.

Près de la moitié de la population de la République centrafricaine a besoin d'aide humanitaire, a estimé lundi l'ONU, en appelant les pays donateurs à verser près de 400 millions de dollars pour couvrir les besoins en 2017.

Le Coordonnateur de l'action humanitaire pour la Centrafrique, Fabrizio Hochschild, a déclaré aux journalistes que des décennies de pauvreté chronique, conjuguées à une longue liste de conflits, ont créé "une urgence humanitaire" dans l'un des pays les plus pauvres au monde.

M. Hochschild et la ministre centrafricaine des Affaires Sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, étaient à Genève pour demander aux pays donateurs de mettre la main à la poche pour rassembler 399 millions de dollars (377 millions d'euros) afin de venir en aide à 1,6 million de Centrafricains l'an prochain.

Cette somme s'ajoutera aux 2,2 milliards de dollars (2 milliards d'euros) promis par des donateurs internationaux au début du mois à Bruxelles en soutien au Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique.

"Pour que la paix revienne, il faudrait qu'il y ait vraiment une stabilité", a déclaré Mme Baikoua, ajoutant : "Aujourd'hui, la situation humanitaire est encore préoccupante (...) Il ne faut pas oublier le volet humanitaire".

M. Hochschild a pour sa part rappelé que près de la moitié de la population souffre d'insécurité alimentaire et que 40% des enfants de moins de 3 ans sont malnutris de façon chronique.

C'est un pays où un enfant sur cinq ne vivra pas jusqu'à son 5ème anniversaire."

"Nous pensons aussi que c'est un pays qui peut se redresser et qui a pris de très importantes décisions dans cette direction", a-t-il souligné, en référence à la première élection démocratique d'un gouvernement au début de l'année.

La Républicaine centrafricaine peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka, majoritairement musulmans. Cela avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes.

L'intervention de la force française Sangaris - dont la mission a pris fin en octobre - et de la force de l'ONU (Minusca - 12.000 hommes toujours déployés) a mis fin aux massacres, mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire.

Avec AFP

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