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Centrafrique : nouvelle prise d’otage attribuée aux anit-balaka


Un jeune milicien du groupe des anti-Balaka en train de piller un marché musulman le 22 janveir 22 2014 à Bangui, en République Centrafricaine.

Un jeune milicien du groupe des anti-Balaka en train de piller un marché musulman le 22 janveir 22 2014 à Bangui, en République Centrafricaine.

Des miliciens chrétiens anti-balaka se sont à nouveau illustrés dans une prise d’otage en enlevant mardi une employée expatriée de l'ONU en Centrafrique, pour réclamer la libération d'un de leurs chefs arrêté en fin de semaine dernière, signale l’AFP.

L’enlèvement de l’employée de l’ONU, d'origine kurde mais dont la nationalité n'a pas été communiquée, a eu lieu juste au lendemain d’un autre rapt de deux humanitaires parmi lesquels il y avait une ressortissante de la France.

Un groupe d'hommes armés assimilés à des anti-balaka a kidnappé l’employée de l’ONU mardi le matin alors que celle-ci se rendait au travail.

Ses collègues de la Minusca (Mission des Nations Unies en Centrafrique) l’otage se trouvait en compagnie d'un autre collègue de nationalité ougandaise à bord d'un véhicule des l'ONU au moment de l’incident.

Les ravisseurs voulaient d'abord l'amener en moto ; elle a résisté mais ils ont fait venir un taxi dans lequel ils l'ont mise de force (...) et le collègue ougandais a réussi à s'enfuir, selon l’explication donnée de ses collègues.

Des soldats de la Minusca se sont déployés dans le quartier de Boy-Rabe (nord-est de Bangui), fief des anti-balaka où ils multiplient des patrouilles à pied depuis mardi matin.

L'enlèvement des deux humanitaires qui avait eu lieu deux jours plutôt, a été mené par des miliciens anti-balaka après l'arrestation samedi à Bouca (nord-ouest) d'un de leurs chefs, Rodrigue Ngaïbona "général Andjilo".

Les anti-balaka sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition de la Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.

Le "général Andjilo", qui a été un des principaux chefs anti-Balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment soupçonné d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.

Des miliciens avaient manifesté dans le quartier de Boy-Rabe dimanche et lundi.

D'autres enlèvements et tentatives d'enlèvements ainsi que de braquages ont eu lieu dimanche, lundi et mardi, selon des témoignages concordants.

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