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Centrafrique: la présidente et le Premier ministre discutent de la pacification


La présidente Catherine Samba-Panza a conféré dimanche avec le nouveau Premier ministre André Nzapayeké

La présidente Catherine Samba-Panza a conféré dimanche avec le nouveau Premier ministre André Nzapayeké

Au lendemain de la nomination du nouveau Premier ministre centrafricain, André Nzapayeké, la présidente Catherine Samba Panza s'est réunie dimanche avec ce dernier et d’autres membres de son entourage pour discuter du programme de pacification et de relance de l’économie.

M. Nzapayeké est un ancien haut responsable de la Banque africaine de développement (BAD). Il devait entrer en contact avec le Groupe de la Banque mondiale, qui a annoncé le déblocage d’une aide d’urgence de 100 millions de dollars visant à rétablir les services publics de base et fournir de la nourriture, des soins de santé et d’autres services vitaux au peuple centrafricain.

Makhtar Diop, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, a néanmoins précisé que ces fonds seront débloqués au cours de 2014 dans la mesure où les conditions de paix et de sécurité s’amélioreront.

Entre-temps, Bangui a été le théâtre de nouvelles violences dimanche entre chrétiens et musulmans, notamment prés du quartier du PK-5, et à Miskine. Pillards et miliciens chrétiens anti-balaka ont lancé des attaques, suscitant des ripostes de musulmans appuyés par d’anciens Séléka.

Les soldats français de l'opération Sangaris, et africains de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (Misca), continuent leurs patrouilles, mais dès qu’ils disparaissent d’une rue, la tension remonte, signalent des habitants.

M. Nzapayeké n’a pas caché que le rétablissement de la sécurité reste la principale priorité. Selon les Nations Unies (ONU), près d’un million de personnes ont fui leur foyer depuis le déclenchement des violences en mars 2013, suite au renversement du président François Bozizé.

Quelques 100.000 personnes ont cherché refuge à l’aéroport international de Bangui, la capitale. Par ailleurs, 2,2 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

Même avant la crise, le taux de pauvreté en République centrafricaine était l’un des plus élevés au monde, se chiffrant à environ 62%, rappelle de son côté la Banque mondiale.
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