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Centrafrique : au moins 20 morts dans l’attaque de Bambari, selon un nouveau bilan


Un homme blessé au cours des affrontements entre les miliciens anti-Balaka et ex-seleka à Bangui, Centrafrique, 20 décembre 2013.

Un homme blessé au cours des affrontements entre les miliciens anti-Balaka et ex-seleka à Bangui, Centrafrique, 20 décembre 2013.

Le calme est revenu dans la ville après l’attaque de jeudi dernier. Mais le nouveau plus est lourd.

Une source de la gendarmerie citée par l’AFP parle de 20 morts et de nombreux blessés.

" Il s'agit pour la plupart de non musulmans tués par balle dans les quartiers Bornou et Kidjigra, où les groupes armés, anti-balaka et jeunes musulmans" appuyés par l'ex-rébellion séléka se sont affrontés, indique la source.

Les affrontements avaient éclaté le 20 août après la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-balaka dans les environs de Bambari, déclenchant un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane.

"La ville est déserte on entend plus de tirs. Des autorités venues lundi de Bangui et celles de la région, ainsi que la Minusca (Mission des Nations unies), ont tenté de convaincre les deux camps de cesser les hostilités", a déclaré mardi à l'AFP Isidore Andjizago, un habitant joint par téléphone.

Selon Manassé Boundayo, cadre de la santé, les anti-balaka réclament le départ de Bambari du colonel Ali Ndarass, chef du groupe rebelle de l'Unité du Peuple Centrafricain (UPC): "ils l'accusent d'avoir mené les représailles aux côtés des jeunes musulmans".

"Toutefois, les jeunes musulmans et ex-combattants séléka s'opposent à son départ, estimant que c'est un Centrafricain et qu'il ne doit pas bouger de cette ville", précise M. Boundayo.

Le président du Conseil national de transition (Cnt, parlement de transition), Alexandre-Ferdinand Nguendet, a condamné lundi soir ces violences dans un message radiotélévisé.

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