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Casques bleus au Mali : le ministre canadien de la Défense reçu par le président IBK


Le ministre de la Défense du Canada, Harjit Sajjan

Le ministre de la Défense du Canada, Harjit Sajjan

Le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, a été reçu dimanche soir par le président malien Ibrahim Boubacar Keita, avant un possible déploiement de Casques bleus canadiens dans ce pays, a noté l'AFP.

Cette rencontre intervient au moment où un Casque Bleu togolais a été tué et sept blessés dans l'attaque dimanche d'un convoi de la Mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali (Minusma), dans le centre du pays.

"Le Canada se réinvestit dans les missions de paix, et je suis venu au Mali pour écouter la partie malienne , (...) pour bien comprendre avant de prendre les décisions", déclaré Harjit Sajjan à la presse, après avoir rencontré le président, ainsi que plusieurs ministres maliens dont ceux de la Défense et des Affaires étrangères.

Le Canada "veut prendre son temps" pour décider quel pays il doit soutenir, a-t-il ajouté, précisant toutefois que son pays n'était "pas opposé au risque".

En août, le gouvernement libéral de Justin Trudeau avait annoncé la mise à disposition de 600 soldats pour des opérations de maintien de la paix des Nations unies. Et jeudi, M. Trudeau avait affirmé qu'une annonce devait être faite "dans les prochaines semaines" sur un éventuel déploiement au Mali.

L'ONU avait récemment fait part de son intérêt pour le déploiement d'hélicoptères canadiens au Mali, d'où les Pays-Bas ont prévu de retirer leurs sept appareils en janvier.

M. Sajjan a cependant indiqué que l'aspect militaire seul ne saurait résoudre la crise malienne, et que son pays explorait toutes les voies utiles.

M. Harjit Sajjan, arrivé samedi, fera une visite de terrain au quartier général de la mission de l'ONU au Mali à Bamako, avant de quitter le Mali mardi.

Malgré l'intervention militaire internationale en cours depuis 2013, qui avait chassé les groupes djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en 2012, ceux-ci restent actifs, des zones entières échappant encore au contrôle des forces maliennes et de l'ONU.

Longtemps concentrées dans le nord du Mali, les attaques de jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

Avec AFP

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