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RDC : la difficile prise en charge des victimes de viols


Une déplacée portant son enfant près de Walikale. Le viol est devenu une arme de guerre dans l'est de la RDC (Archives)

Une déplacée portant son enfant près de Walikale. Le viol est devenu une arme de guerre dans l'est de la RDC (Archives)

L’une des grandes difficultés est la prise en charge des enfants issus des viols. « Il faut que l’enfant aille à l’école, il faut que cet enfant mange. »

Le centre « Maman Jeanne » de Goma fait partie de quelques centres qui prennent en charge, dans la mesure de leurs moyens, les femmes et filles victimes de viols. C’est une opération complexe, qui nécessite l’utilisation de techniques appropriées, explique notre correspondant Primo-Pascal Rudahigwa.

« Nous écoutons la femme dans une chambre qu’on appelle ‘‘chambre d’écoute’’, chambre d’écoute et de counseling, parce que nous respectons la confidentialité », explique Mme Gagnere Jeanne, responsable, à Goma, d’un centre d’accueil et de transit des femmes violées, structure qui fonctionne avec l’appui de CRN( Christian Relief Network)/ CEPAC (Communauté des églises de Pentecôte d’Afrique centrale) et « Europe in Action.»

L’une des grandes difficultés est la prise en charge des enfants issus des viols. « Il faut que l’enfant aille à l’école, il faut que cet enfant mange », a expliqué Mme Gagnere.

Au plan médical, les soins sont tout aussi longs et ardus. Une victime de viol rencontrée par notre correspondant au centre d’accueil a dit avoir déjà subi dix interventions chirurgicales après avoir été violée par des hommes armées.

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