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Cap-Vert: lancement de la campagne pour l'élection présidentielle


Le président sortant du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, candidat à sa propre réélection.

Le président sortant du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, candidat à sa propre réélection.

La campagne pour l'élection présidentielle du 2 octobre au Cap-Vert est ouverte, avec le sortant Jorge Carlos Fonseca donné grand favori face à deux candidats indépendants, le principal parti d'opposition ayant renoncé à présenter un candidat.

L'ambiance de cette campagne s'annonce calme, en l'absence de l'habituelle confrontation entre le Mouvement pour la Démocratie (MPD, libéral), au pouvoir, et le Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste, ex-parti unique), qui n'a pas désigné de candidat, après sa défaite aux élections législatives du 20 mars puis aux municipales du 5 septembre.

Après une visite jeudi dans plusieurs marchés de Praia, la capitale, M. Fonseca, 66 ans, s'est rendu à Sao Vicente, la deuxième plus importante île de l'archipel, pour y tenir un meeting vendredi.

Avec pour slogan "un président toujours avec la population", il se présente comme un facteur de modération et d'équilibre à un moment où le pays "fait face au défi de la croissance économique, de la réduction du chômage et de l'insécurité, et a besoin de donner plus d'espoir aux jeunes".

Il avait été élu au second tour en août 2011 avec plus de 54% des voix face à Manuel Inocencio Sousa, du PAICV.

Cet archipel d'Afrique de l'Ouest, ancienne colonie portugaise, considéré comme un "modèle de démocratie" sur le continent, est réputé pour sa stabilité politique et sa bonne gouvernance.

Il est doté d'un régime semi-parlementaire dans lequel l'exécutif est dominé par le Premier ministre, le chef de l'Etat jouant davantage un rôle d'arbitre.

A ce titre, il commande les forces armées, peut dissoudre l'Assemblée nationale , convoquer des référendums, désigne le Premier ministre en fonction du résultat des élections législatives, nomme le président de la Cour suprême de justice et représente le pays à l'étranger.

Les deux candidats indépendants sont Joaquim Monteiro, 75 ans, qui avait remporté 2,1 % des voix au premier tour en 2011, et Albertino Graça, 57 ans, un universitaire qui se présente pour la première fois à ce scrutin.

"Les Cap-Verdiens ont besoin d'un président de la République qui ne soit pas lié aux partis politiques, d'un vrai candidat du peuple", a déclaré jeudi M. Monteiro à la presse.

Sous le slogan "Plus d'équilibre", M. Graça, recteur de l'université de Mindelo, la principale ville de Sao Vicente, son île natale, y a débuté sa campagne par une visite d'usines et d'entreprises. Il dit vouloir "promouvoir le dialogue, l'équilibre et l'harmonie entre toutes les régions du Cap-Vert et entre tous les Cap-Verdiens".

Avant de se présenter comme indépendant, M. Graça a tenté en vain d'obtenir le soutien du PAICV.

Lors d'une commission politique nationale la semaine dernière, le parti, chassé du pouvoir en mars après 15 ans à la tête du pays, a décidé de donner la liberté de vote à ses militants.

Avec AFP

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