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Lueur d'espoir après une aggravation des inondations au Canada

  • VOA Afrique

Evacuation d'un quartier résidentiel inondé à Rigaud, au Québec, Canada, le 7 mai 2017.

Des milliers de sinistrés, des écoles et des administrations fermées. Le bilan des inondations dans la moitié est du canada s'est aggravé lundi mais, lueur d'espoir selon les autorités, les niveaux d'eau devraient se stabiliser avant la décrue.

Le pic de la crue est atteint dans l'est du Québec pour une zone entre Gatineau, ville en face de la capitale fédérale Ottawa (Ontario, centre) sur la rivière des Outaouais, et Montréal à 200 km en aval, a annoncé lundi matin Martin Coiteux, ministre québécois de la Sécurité civile.

Le niveau des eaux s'est pratiquement stabilisé et "à partir de mercredi, on va commencer à sentir une amélioration graduelle de la situation", a déclaré le ministre provincial.

Dans son dernier bulletin, Urgence Québec a indiqué que 2.500 résidences étaient inondées dans 146 localités, et plus de 1.500 personnes avaient été évacuées dont la moitié à Gatineau. Ces évacuations sont parfois faites sous la contrainte en raison de l'état d'urgence décrété par des dizaines de villes, où des centres d'hébergement d'urgence ont été ouverts.


Depuis samedi l'armée est déployée et participe "au renforcement préventif des digues" mais aussi des stations de traitement de l'eau et des ponts, selon le ministère de la Défense.

Le brigadier-général Hercule Gosselin a annoncé lundi des déploiements supplémentaires de militaires, soit "1.650 soldats qui vont être en appui direct aux opérations de la sécurité civile".

Avec un pic attendu lundi en fin de journée, le niveau des eaux dans les fleuves et les rivières devrait commencer à baisser mercredi mais la décrue va prendre du temps et c'est "une situation qui va durer quelques semaines", a estimé Martin Coiteux.

"Je n'ai jamais vu autant d'eau entre Ottawa et Montréal", a témoigné Sophie Grégoire-Trudeau, épouse du Premier ministre, sur la chaîne RDI. La veille, Justin Trudeau accompagné de deux de ses enfants était allé aider les habitants de Terrasse-Vaudreuil, à l'ouest de Montréal, à remplir des sacs de sable.

'Situation exceptionnelle'

Pour le ministre de l'Environnement du Québec David Heurtel, "cette situation exceptionnelle a deux principales causes, les pluies exceptionnelles" depuis plus d'un mois "mais surtout l'hiver rigoureux" avec un apport d'eau important provenant de la fonte des neiges.

Pour les populations, le désespoir l'emporte et la lutte contre la montée des eaux est souvent vaine.

A Pierrefonds, à une trentaine de kilomètres de Montréal, John Parker s'affairait lundi à sortir des meubles et quelques effets personnels de son sous-sol où une pompe crachait l'eau au-delà d'une ligne de sacs de sable protégeant sa maison.

"Ca va aller mieux parce que ça ne peut pas être pire", a-t-il confié, fataliste, à l'AFP.

Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité Publique, a parlé lundi des "pluies les plus importantes depuis 50 ans", tout en notant une amélioration en Ontario. Dans cette province, la situation est toutefois critique autour du lac Ontario comme à Belleville ou dans la région des Mille-îles.

"Nous surveillons attentivement les événements au Nouveau-Brunswick" et dans l'est du Québec, où "semblent se diriger" de fortes précipitations, a alerté Ralph Goodale.

Dimanche soir, un homme de 37 ans et sa fille de 2 ans ont été portés disparus, leur voiture ayant été emportée par une rivière en crue près de Sainte-Anne-des-Monts en Gaspésie (est du Québec).

Les intempéries ont également touché la côte pacifique avec un glissement de terrain près de Kelowna (Colombie-Britannique), où deux hommes sont portés disparus, dont un pompier. L'état d'urgence est déclaré dans le sud de cette province.

Au Québec, bon nombre d'écoles sont restées fermées lundi comme les administrations et des centres de santé à Gatineau. L'Université McGill, au centre de Montréal, a annoncé l'annulation de "tous les cours et examens prévus" en raison des difficultés pour les professeurs, assistants ou étudiants à rejoindre l'établissement avec les difficultés de circulation.

Plus de 400 axes routiers étaient coupés dans l'ensemble de la province francophone.

Avec AFP

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